Lexique

Lexique des termes techniques  japonais, chinois, philippin, indonésien, malais, tagalog, anglais, sanscrits utilisés dans le site (marqués d’un astérisque):

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Partie I:

Taxonomie en Kali Arnis et Eskrima (FMA: Filipino Martial Arts):

Abang

Attendre défensivement 

Abaniko

Frappe en Eventail 

Abecedario

Abécédaire (Drills couteau, bâtons, mains nues…) 

Abierta (cf Cerrada)

garde ouverte avec un bâton en main 

Agaw

Désarmer, saisir… 

Agaw-Sandata

Désarmement et récupération de l’arme 

Aldabis

frappe diagonale, uppercut 

Alpabeto

Alphabet ; les basics 

Amarra

Modèle de frappe (enchaînement) 

Anim

six 

Anino

shadow 

Ankab-Pagkusi / Kinomutai

Morsure et pincement 

Antas

Degré ou niveau 

Antaw

Longue distance 

Anting anting

amulette ou tatouage censé protéger uneskrimador 

Anyo / Sayaw

Se mettre en forme 

Apat

Quatre 

Araw

Soleil ou jour 

Arko

Frappe en arc de cercle(verticale) 

Arnis

Nom pour désigner un type géographique d’Escrime philippinne

Arnisador (cf. aussi Eskrimador)

pratiquant d’Arnis 

Atras

Retraite ou en arrière 

Avante

Avant 

Baguhan

Débutant 

Bahi / Bahé

bois très dense de type palmier 

Baitang

Niveau ou stage

Balaraw

Dague

Balisong

couteau papillon 

Bangkaw

Lance 

Bantay-Kamay

Désigne la main non armée 

Bartikal

Vertical 

Baston

Bâton 

Beset

fauchage 

Bolo

machette a lame large 

Bothoan

Ecole d’arts martiaux 

Box drill

autre nom pour sombrada 

Buhat Araw

Frappe par dessus la tête 

Bukas

Garde(position) ouverte 

Buklis

Frappe en figure 8 

Buno

système d’amené au sol 

Cadena

Chaîne 

Cadena de Mano

système de combat à mains nues /enchaînement de mains 

Carenza

Forme libre avec un bâton 

Centro

centre 

Cerrada (cf Abierta)

garde fermée avec un bâton en main 

Cinco Teros

style de combat au bâton travaillant avec 5 angles 

Contra

contrer 

Corto (cf Medio, Largo)

(Distance) courte 

Crossada

Croix, forme de désarmement 

Cruzada

Blocage en croix et frappe . Exercices de double bâton

Daga

couteau 

Dakop

Saisir 

Datu

chef de clan ou de tribu 

De Cuerdas

style de combat au bâton 

De fondo

s’ancrer ou se planter) 

Defundo

Stationnaire Travail en statique 

Dikitan

Corps à corps 

Djuru

Forme codifiée 

Doble Olisi / Baston

Double bâton 

Doce Pares

12 paires / frères. Style d’Escrime philippine

Dongab

pique au bâton 

Dos Labahas

Deux lames 

Dos Manos

« 2 mains », style de combat au bâton 

Dulo (cf. Punyo)

Le bout du stick 

Dumaloy

Flux (exercice) 

(Layog) Dumog

Lutte philippine système de projections 

Dunga

Pointe 

Dungab(cf. Pakal)

Coup/ saisie du couteau pointe vers le haut 

Mais aussi frapper avec le poing 

Elastico

système de largo mano 

Enganio

Changement d’angle parfois feinte 

Entrada

Entrée 

Equis

Frappe en X (parfois Ikis) 

Eskrimador

pratiquant d’Escrima 

Eskrima

Nom pour désigner les arts martiaux philippins 

Espada

Epée 

Espada – y – Daga

Epée et dague 

Estokada

Exercice lame longue 

Florete

frappe circulaire exécutée avec un mouvement du poignet 

Follow(cf. Meet)

parade longue distance dans la même direction que l’attaque 

Garote

Bâton /stick plat pour remplacer une lame 

Golok

machette d’Indonésie 

Gunting

Ciseau / parade et attaque simultanée sur le bras adverse 

Gununting

Mouvement de ciseau 

Guro

Enseignant guide 

Hagbong

Coupe  en bas 

Hagis

Projeter 

Hakbang

Déplacement 

Hakbang-Paiwas

Déplacement sur le côté 

Hampak

Frapper 

Handa

Prêt 

Hatak

Tirer 

Hataw

Une frappe pleine puissance 

Hawakan

Tonfa 

Hawak-Pakal

Saisie de l’arme pointe en bas 

Hawak-Punyo

Saisie de l’arme avec un punyo 

Hawak-Sagad

Saisie de l’arme sans punyo 

Hawak-Saksak

Saisie de l’arme pointe en haut 

Hayang

Paume vers le haut 

Higot

Lier, ligoter, tordre 

Hilot

système de guérison Philippin 

Hintay

Pause 

Hubud

Dénouer / Défaire 

Hubud lubud

drill au bâton, couteau, mains nues 

Ilag

Esquiver 

Inside parry

parade sur une attaque venant de l’intérieur 

Juego todo

Entraînement de plein contact 

Kabakas

Partenaire, assistant 

Kadena

enchaînement 

Kalasag

bouclier 

Kalas-Sandata

 Technique de désarmement 

Kali

Nom pour désigner les arts martiaux philippins. Terme controversé. Serait en fait très récent ?

Kamagong

bois très dense de type chêne 

Kamay

La main 

Kamot

frapper avec la main 

Kampilan

Epée à 2 mains de Mindanao 

Kasama

Compagnon, ami 

Kaw-it

Attaché 

Kina Mutai

style de pincements et morsures 

Kriss ou Kriss

couteau ou sabre de combat avec la lame enforme de serpent 

Kulob

Paume vers le bas 

Kunsi

Clef / Soumission 

Kunsi

Technique de lutte 

Kuntao

style de combat à mains nues très influencé par les arts martiaux chinois 

Kuntao

Art martial philippin d’origine chinoise 

Kuntaw

système de boxe pied-poing Philippin 

Kurbada

coup incurve 

La Contra

“rencontrer” une frappe 

La Seguida

Suivre une frappe 

Laban

Combattre 

Labanang-Dikitan

Combat à courte distance 

Labanang-Malapitan

Combat à distance moyenne 

Labanang-Malayuan

Combat à distance longue 

Laban-Laro

Exercice de combat 

Lakan

Instructeur 

Langka

Déplacement 

Largo cf Corto, Medio

Distance de combat longue 

Largo Mano

style de combat au bâton spécialisé dans la longue distance. Combat au bâton long 

Latigo

Fouet 

Lihok

Mouvement 

Likos / Puter kepala

Amené au sol en faisant tourner la tête 

Lobtik (cf witik)

Frappe traversante 

Lock & Block

Drill au bâton 

Lubid

Corde utilisée comme une arme 

Lubud

Se mélanger 

Mag-Olisi

Quelqu’un qui pratique le combat bâton 

Mandirigma

Guerrier 

Mano

Main 

Mano-Mano ou Mano y Mano

Combat / Travail à mains nues 

Maraming Salamat Po

Merci beaucoup 

Media

Court revers horizontal 

Medio (cf Corto, Largo)

Distance de combat moyenne 

Meet (cf Follow)

Parade longue distance dans la direction opposée à l’attaque 

Nakahanda

Prêt 

Olisi

Bâton 

Olisi Toyok

Nunchaku 

Olisi-hay

Sparring au bâton 

Oliso Palad

Bâton de poche 

Oracion

Une prière en latin censée protéger un eskrimador 

Ordabis

Frappe en Revers (Revers de poing) 

Outside parry

Parade sur une attaque venant de l’extérieur 

Paawas

Parer 

Paglibot

Coup de pied circulaire 

Paiwas

Esquiver 

Pakal / Lupa (cf Dungab)

Tenue pic à glace (couteau) 

Palasut (aussi Palisut)

Drill au couteau / crocheter 

Palit-Kamay

Changer de saisie 

Pananandata

style de combat au bâton / Etude des armes 

Panantukan

système de boxe  Philippine 

Panasaka Tuhod

Frappe remontante au genou 

Panastas

Slasher, trancher 

Pangamot

système de combat à mains nues Philippin / combattre sans arme 

Pang-Olisi

Combat au bâton 

Patayan

Combat à mort 

Patibong

Piéger 

Patuyok

Twirling 

Payong

Parade en parapluie (pointe vers le bas contre no 1) 

Payong sa Itaas

Blocage en parapluie 

Pekiti

Distance courte 

Pekiti tirsia

Système de combat au bâton 

Pinahandog

Frappe diagonale descendante 

Pinasaka

Frappe remontante en diagonale 

Pinatindog

Frappe verticale descendante 

Pingki-Pingki

Exercice de coordination au bâton double 

Pinuti

Type de sabre 

Planchada

Frappe horizontale 

Plansa

Horizontal 

Pluma

Parade en plume (pointe vers le bas contre no 2) 

Primero

Frappe bloquée sur cible 

Punio (cf punta)

Manche du bâton 

Punio sombrada

Drill au bâton 

Punong Guro

Grand maître/ fondateur d’un système 

Punta

Pointe du stick 

Putar Kepala ou kempala

Amené au sol en faisant tourner la tête 

Ratan

Rotin (en anglais) 

Redondo

Frappe circulaire verticale se resserrant 

Retirado / Retirada

Se retirer – Reculer 

Roof

Parade en toit de maison (pointe vers le bas contre no 1) 

Sabayan

Attaque et défense simultanée 

Sablet

Désarmer 

Saka

Couper vers le  haut 

Saksak

Piquer 

Sak-Sak

Tenue marteau / Piquer 

Salamat

Remercier 

Salamin

Exercice de réaction ou de miroir 

Sambut

Combinaison de formes et déplacements ; expression technique 

Sandata

Armes 

Sanga

Blocage 

Sapu

Balayage 

Sarong

Habit traditionnel Indonésien 

Sayaw

Forme codifiée (Kata) 

Seguidas

« signatures », enchaînements de frappes dans le vide 

Serrada

Garde fermée / style d’escrima spécialisé dans les courtes distances 

Sibat

Bâton long 

Sikaran

Méthode de frappe avec les jambes / ou style de kali 

Siko

Coude 

Sikod

Coup de pied chassé, qui pousse 

Siko-Siko

Saï 

Silak

Système à mains nues contre une lame (famille Sayoc) 

Silat

Nom de systèmes présents du sud du Myanmar jusqu’au Brunei 

Sinawali

Système de combat avec 2 bâtons en main 

Sinulog

Danse rituel avec arme 

Sipa

Coup de pied / en oblique 

Snake

Technique de désarme du bâton adverse 

Solo baston

Combat avec seulement 1 bâton en main 

Sombrada

Drill au bâton 

Songab

Pique des doigts 

Songkiti

Coup en crochet 

Songkiti

Mouvement circulaire pour piquer 

Sumbrada

Ombre, blocage en parapluie ; nom d’un exercice 

Sumbrada / Contra sumbrada

Contre pour contre 

Sungab

Pique avec les doigts 

Sunkite / Sungkite

Estoc / pique circulaire avec le bâton 

Suntok

Coup de poing 

Sweep

Parade pointe vers le haut (cf Wing) 

Tabak maliit

Pocket stick 

Tabak toyok

Nunchaku 

Tagapagsanay

Assistant 

Tagapagturo

Assistant ancien 

Tapi

Contrôle / parer ou dévier 

Tapi-Tapi

Drill au bâton, couteau, mains nues, série de parades et blocages 

Tatsulok

Triangle 

Tenador

Fente (lit. fourchette) 

Tjabang

Saï 

Trankadas

Clefs et torsions des articulations 

Tresello

Lobtik, witik, forme de mouvement 

Tuhod

Genou 

Tuo

Droite 

Wala

Gauche 

Walis

Balayer 

Wing (cf Sweep)

Parade pointe vers le bas 

Witik (cf. Lobtic)

Frappe rebondissante 

Y 

Yantoc

Bâton en rotin 

Yuko

Salut 

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Partie 2:

Age Uchi: Frapper en remontant  上げ打;

Age(ru): Remonter, 挙げ(る);

Ai: Union, amour, 愛 ;

Amado Kyûsho: derrière la tête 雨戸: biken: point kyusho;

Arigatō: Merci    有難う, cf. Domo.

Arnis: (Koredas Obra Mano, entre autres) signifie: Harnois, Armure. Art martial philippin, qui marqua le début de l’Escrime philippine.

Aruki: Marcher, 歩き; cf; yoko aruki*.

Asagasumi: brouillard matinal, 朝霞; point kyusho;

Ashi: Jambe, pied, 足;

Ashi Barai: Balayer, faire trébucher, 足払い

Ashi Rau: Traiter, faire face à, arranger; あしらう

Atama: Tête, 頭;

Atekomi: Compter sur, 当て込む;

Ba Gua Zhang/Pa Kua Zhang: la boxe de la Paume des 8 Trigrammes. Art martial interne chinois, enseigné, entre autres, au sein du Monastère du Mont Wu Dang. (cf. aussi le Hsing I Chuan, le San Yi Chuan et le Tai Chi Quan, aussi reconnus comme arts internes).

Bakufu: Le terme “Shogun” est intéressant, car il nous permet de prendre des points de repère, durant ce laps de temps. Le terme shogun (ou shogoun), du japonais shōgun ( 将軍 ), signifie « général » ; c’est l’abréviation deseiitaishōgun ( 征夷大将軍 ), que l’on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ». Néanmoins, après qu’il fut attribué à Minamoto no Yoritomo, il devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto duJapon (dictateur militaire), alors même que l’empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions). Le titre de Seii Taishogun fut par la suite abandonné lors de la constitution au XIXe siècle du kazoku, c’est-à-dire de la noblesse japonaise.

En 1192, Yoritomo reçut le titre de Seii Taishōgun par l’empereur, et le système politique qu’il développa par la succession des différents shoguns devint connu sous le nom de bakufu (幕府), ou shogunat. À partir de ce moment-là, tous les shoguns furent par tradition des Minamoto, et le titre se transmit de génération en génération aux descendants les plus âgés.

Les historiens s’accordent donc à dire que l’histoire du Shogunat au Japon se divise en deux périodes: Seii Taishōgun de l’Époque de Heian (794-1185) et Seii Taishōgun de la période féodale (1185-1868).

Le bakufu (幕府litt. « gouvernement shogunal ») ou shogunat (de shogun) est un gouvernement militaire ayant eu cours au Japon de la fin du XIIè siècle à la révolution de l’ère Meiji (1868).

Le Japon a connu trois bakufu:

I – Le bakufu de Kamakura (鎌倉幕府) ou shogunat de Kamakura (1192-1333), composé de trois organes :

  1. Le mandokoro, bureau des affaires administratives, qui s’occupe des finances et de la politique étrangère.

  2. Le samurai-dokoro, qui s’occupe des affaires militaires et de la police.

  3. Le monchûjo, haute cour de justice qui s’occupe de toutes les affaires juridiques.

    II- Le bakufu de Muromachi (室町幕府) ou shogunat Ashikaga (1338-1573).

III- Le bakufu d’Edo (江戸幕府) ou shogunat Tokugawa (1603-1867) est composé de différents organes qui le dirigent:

  • Le tairō (大老) ou grand ancien.

  • Le conseil des rōjū (老中) ou conseil des anciens.

  • Le conseil des wakadoshiyori (若年寄) ou conseil des jeunes anciens.

  • Le ōmetsuke (大目付) ou censorat.

  • Les machi-bugyō (町奉行) ou gouverneurs civils.

Il a aussi mis sur pied une unité militaire d’élite, le denshūtai, qui a combattu durant la guerre de Boshin (1868–1869).

Bansen-Shûkai: (~ Océan de 10.000 rivières ou ~10.000 rivières se rassemblant dans la mer): Ce manuscrit est une sorte d’encyclopédie du ninjutsu. Ecrit en l’an 4 de l’ère Enpô (1674) par un ninja de la province d’Iga du nom de Fujibayashi Yasutake. L’ensemble du document est composé de 12 volumes, dans lesquels sont inscrits les enseignements « secrets » des 49 écoles de ninjutsu qui formaient la base du Iga-Ryû (l’école de la province d’Iga) avant la bataille d’Iga en 1580. En plus d’une description de la construction et de l’utilisation des armes, ainsi que les outils du ninja, une partie intitulée Gunyô-hiki (notes secrètes sur l’essentiel des sciences militaires), y est incluse.

L’ouvrage se présente sous la forme de brochures reliées à la main, et est un tout cohérent et logique.

Le 1er volume est intitulé « Jo »: il présente la philosophie ninja et assure notamment qu’un seul homme est capable de disposer de toute une armée.

Le 2è volume est intitulé « Shoshin »: il discute de la pureté des motivations d’un vrai Ninja, qui doit agir avec sincérité et une grande force morale. Il est dit aussi que tout le monde peut agir « techniquement » comme un ninja, mais que ce n’est pas l’art du Ninpô.

Le 3è volume est « Shoshi », évoque les procédés pour diriger une organisation ninja, et la rendre opérationnelle.

Le 4è volume est « Yo-Nin ». Il traite des aspects dynamiques du Ninjutsu, du côté positif  « Yo » (acception taoïste de l’Univers: équilibre entre Yin et Yang), équivalent du Yang chinois.

Les 5, 6 et 7è volumes, « In-Nin », traitent de l’aspect négatif « négatif de la puissance ninja, le « In », équivalent du Yin chinois. Mais ils vont plus loin, en entrant davantage dans le vif du sujet: des techniques de ruse, de confusion, infiltration y sont présentées, mais pas très explicitement. Ceci est voulu. Seule l’aide d’un guide averti permet de pénétrer les allusions, la symbolique, les codes prudemment utilisés. On y évoque également l’utilisation des « méthodes condamnées par l’honneur du Samuraï ».

Le 8è volume s’intitule « Tenji ». C’est l’art d’interpréter les données de l’environnement, notamment de l’observation du ciel, des étoiles, des vents, etc. C’est en somme un canevas de précisions météorologiques, connaissances fondamentales pour pouvoir se lancer à bon escient dans certaines opérations (agir lors d’une nuit sans lune, d’un orage, à l’issue de plusieurs de pluie ou de sécheresse, etc.). cette science se fonde sur des siècles d’expérience du « Gogyo-Setsu » (théorie des 5 éléments), le « In-Yo-Do » (principes taoistes), ou le Ekkyo, science de la divination, à partir du Classique chinois, le « Yi-King », le Livre des Mutations.

Les 9è et 10è volumes, « Ninki » décrivent le costume de Ninja, ainsi qu’un certain nombre d’équipements pour: grimper (Toki), pénétrer par effraction (Kaiki), le nécessaire pour se servir d’un cours ou plan d’eau (Suiki). Suit une compilation finale (Kaki) évoquant la préparation et l’emploi d’explosifs, de bombes fumigènes, diverses potions médicinales et poisons, etc. Mais là encore, c’est davantage une nomenclature qu’une description pratique: un non-initié ne peut s’en servir.

L’ensemble du Bansenshukai est rédigé en ancien dialecte de la région d’Iga, et il reste difficile à traduire, même pour un japonais familiarisé avec les anciens caractères Kanji.

[Cf. aussi le Shôninki, le Ninpiden et le Ninpô-Hikan.]

[Pour comprendre les raisons de la transmission par écrit du Ninpô, qui, par essence, se fit toujours oralement, on se reportera à la page consacrée au Ninjutsu, dans ce site, et notamment la vidéo, en anglais, de Shihan Zoughari, qui nous explique clairement ces raisons.]

Barai:  Balayer (Harai)  払い

Bitei Kotsu:  point  Kyûsho coccyx  尾てい骨

Bô          Bâton long          棒

Bô no Uchi: Frappe au bâton 棒の打

Bôbi   Défense, préparer la défense   防備

Boshi (ken):    Pouce   栂指 : (frappe avec) le pouce;

Buda     Kyûsho à l’arrière du mollet, jumeaux (Buddha)     仏 point kyusho.

– Bugei Juhappan: les 18 disciplines martiales à maîtriser dans une Koryu:

  • bokkuto-kenjutsu: escrime avec sabre en bois;

  • iaijutsu: art de dégainer le sabre;

  • battojutsu: art de la coupe avec le sabre;

  • kyujutsu: art du tir à l’arc;

  • Hei- ho jutsu: la stratégie militaire;

  • naginatajutsu: art de la hallebarde;

  • Niten jutsu: escrime à deux sabres : un long et un court;

  • Juttejutsu: technique de la barre de fer avec crochet;

  • Kodachijutsu: art du sabre court;

  • Jujutsu terme générique regroupant l’ensemble des techniques de guerre;

  • Yoroi-doshijutsu: art du combat avec armure;

  • Tessenjutsu: art de l’éventail de guerre;

  • Shurikenjutsu: art de lancer des lames);

  • Yawara jutsu ou Taijutsu: lutte au corps à corps;

  • Kusarigamajutsu: art de la faucille;

  • Sôjutsu: art de la lance avec lame droite;

  • Ô-Tachi-jutsu: art du grand sabre;

  • Ken-bujutsu: art de l’escrime en combat réel, etc.

  • Auxquels il faut ajouter des activités artistiques et d’autres bugei, selon le rang.

Bujin     Homme de guerre 武人  ; bujinkan: organisation du guerrier céleste.

Buri        Moulinet, balancer, secouer      風          hanbo

Butsumetsu  = point kyusho:    « Mort du buddha »,  jour sans chance.  仏滅  [Il va de soi qu’il s’agit ici d’une expression populaire, car, par essence, « l’Eveillé », le « Thatagatha » (= »l’Ainsi Venu »), n’est ni né, ni non né, puisqu’il appartient au monde du Sans-Forme », dans la classification des Tantras du Dharma]. Il est « au-delà du par-delà » nous dit le « Hannya Shingyo », le Sutra de la « Prajnaparamita »* (= Suprême sagesse).

Quant à l’expression « jour sans chance », on pourra le rapprocher du Boddhisattva de la chance, qui existe surtout au Japon: « Kshtigarbha » (sanscrit): Jisô Bosatsu (japonais), beaucoup prié par les japonais.


« GYATE, GYATE, HARA GYATE, HARASO GYATE, BOJISO WAKA, HANNYA SHINGYO ». dernière phrase (« mantra ») du Sutra de la Prajnaparamita, issu du Mikkyo*, bouddhisme ésotérique japonais, Vajrayana* (=Véhicule du diamant).


Chi    Terre     地

Chi no Kata   Enchaînement de la terre  地の型

Chô  Papillon    防備

Chû        Centre, milieu (naka)    中

Chuan Fa/Quan Fa: en chinois, désigne l’ensemble des boxes chinoises, ou arts du poing.(cf. aussi Kuntao ou Kung Fu Wushu).

Chûdan                Niveau moyen  中段

Daken   Frappe 防備

Daken Taijutsu: Technique de frappes   防備体術

Denshô: Rouleaux de transmission d’une Koryû, Ecole ancienne, i.e. avant 1868, traditionnelle, sur lesquels sont décrits, de manière codée, les techniques de l’école.

Dô          Torse, tronc, cage thoracique    胴

Dô Jime               Pression sur le torse      胴締め

Dô Kiri   Coupe horizontale au ventre     胴切

Dô Uchi Frappe horizontale au ventre (détruire)   胴討打   biken

Dôjô      Salle d’entraînement     道場

Doko     Bébé tigre          虎子 ; Dokko no kamae: posture du Tigre, dans l’Ecole Gyokko Ryû.

Domo Arigato: (jap.) merci beaucoup.

Dori       Saisir, attraper (Tori)      取

Fû           Air, vent              風

Fu Kan  Regarder d’en haut, surveiller   俯瞰

Fû no Kata          Enchaînement du vent, de l’Air: 風の型

Fudô     Immobilité, immuabilité, fermeté:   不動

Fudô Myôo:

ou Acala l’immuable, « Acalanātha » le maître immuable, est une déité bouddhique du mikkyō, il est l’un des cinq rois de science, du savoir.

C’est aussi une des dénominations de Shiva auquel il emprunte de nombreux traits. Appelé « serviteur des ascètes », il porte un lotus à huit pétales sur le sommet de son crâne, tient dans sa main droite un glaive avec lequel il coupe les obstacles, et, dans sa main gauche, une corde (pāśa) qui symbolise la concentration et lui permet de lier les forces hostiles à l’éveil.

Il est souvent représenté sous forme courroucée. Ses canines sont saillantes, la droite pointant vers le haut, symbolisant le ciel et l’esprit, la gauche vers le bas, la terre et la matière. Une aura de feu agitée l’entoure complètement (les divinités pacifiques ont une aura semblable à une mer au repos). Il est assis sur un grand rocher symbolisant sa fermeté et sa détermination inébranlable. Il représente l’immuabilité.

Une forme particulière : Kurikara Fudo, le représente sous la forme d’un dragon enroulé autour d’une épée.

C’est la principale divinité courroucée (dharmapāla) au Japon ou sous le nom de Fudō Myōō (不動明王), il représente la forme courroucée de Mahavairocana du mandala de la matrice, sa contrepartie du mandala du vajra étant Aizen Myōō ; l’un représente la transmutation de la colère, le second du désir.

Il est l’un des cinq Vidyarajas ou Myōō (明王en japonais), « rois de lumière », défenseurs des cinq bouddhas de sagesse du vajrayāna. Le bouddha auquel il correspond est Akshobhya.

Il est aussi présent dans le mandala de Nichiren le Gohonzon sous la forme de son bija Ham (syllabe germe) écrit en siddham.

cf. aussi Shugendô;

Fudôza Posture assise immobile (image de Fudô Myô) 不動座

Fune Bari            « Trou dans le bateau »   船

Furi        Moulinet, balancer, secouer      風

Gake     Falaise  崖

Gamae Posture, attitude (kamae)          構え

Ganmen  Visage, face       顔面

Ganseki   Gros caillou        岩石  ; Ganseki Nage: projection circulaire, avec blocage de la chaîne articulaire bras-épaule;

Gata      Enchaînement, moule, séquence (kata)              型

Gatame   Contrôler, attacher solidement, défendre          固め

Gatana Sabre (katana)  刀

Gedan  Niveau bas         下段

Getsu   Lune      月

Getsuei   Rayon de lune, lumière lunaire 月影

Giri         Couper (kiri)      切

Go          cinq, 5   五

Gogyô  5 éléments   五行 ; Gogyo no Kata: les 5 enchaînements de base de l’Ecole Gyokko Ryû:

Chi no kata: la Terre, Sui no kata: l’Eau; Ka no kata: le Feu; Fu no kata: l’Air; Ku no kata: le Vide; selon la terminologie bouddhiste et taoïste des 5 éléments présents dans la nature.

Gohô    Les 5 principes  五方

Gohon  5° forme              五本

Gokui Kaiden: l’Enseignement complet de toutes les techniques secrètes d’une Koryû.

Gokuraku           Paradis 極楽

Gorin  : point Kyûsho: 5 points autour du nombril         五倫

Goshi    Hanche (koshi) 腰

Gyaku   Torsion, inverse, opposé             逆

Gyaku Jime        Etranglement inversé (pression)             逆締め

Gyakute              Saisie inverse, saisie main arrière            逆手

Ha          Tranchant du sabre        刃

Ha Jutsu Kyû Hô               Les 9 formes de dégagement    脱九方

Hachi     huit, 8   八

Hachimonji         En forme de numéro 8 八文字

Hachimonji Buri               Moulinet en forme de numéro 8             八文字風          hanbo

Hadome    : point Kyûsho : Base des dents mâchoire supérieure: 歯止め;

Haibu Yori           Saisie arrière     廃部寄り          hanbo

Han        Moitié  半          hanbo

Hanbô no Fûri   Moulinet au hanbō        半棒の風          hanbo

Hane     Se rapprocher, tressauter           跳ね

Hane Taoshi       -en tuant, -en coupant, -en déracinant 跳ね倒               yari

Hantachi  Sabre inversé dans le obi (~kimono: appellation moderne, vêtement traditionnel) 反大刀;

Hanza   Moitié assis (posture à)               半座

Happa   Feuille  葉っぱ  ; Happa ken: frappe spécifique avec l’intérieur de la main sur certains points vitaux;

Happô  8 directions, 8 principes, partout    八方

Happô Geri   Coups de pieds dans toutes les directions     八方蹴り

Happô Kiri    Coupes dans toutes les directions          八方切

Harai     Balayer, faucher , aussi Baraï,  払い

Hassô    Posture au sabre             八双

Hataki Taoshi     Frapper en tuant             叩き倒       yari

Hayashi                Forêt     林   : point kyusho;

Heihô: l’art militaire de la Stratégie.

Heitô     Passer le bô dans le dos à l’horizontale 撆倒

Henka   Changement, variante  変化

Hi            Soleil, feu           日

Hibari    Alouette             雲雀

Hichô    Oiseau volant, qui s’envole        蜚鳥  ; Hicho no kamae: posture dans l’Ecole Gyokko Ryû;

Hichô Haku         Technique « angle de l’oiseau »   蜚鳥角               yari

Hidari    Gauche                左

Hiji Ori  Casser le coude, plier le coude 檻折     bo : point de brisure.

Hiken Jû Roppô                Les 16 principes secrets               秘鍵十六法

Hira        Large, commun                平

Hira Ichimonji , Grand ichimonji    平一文字 , posture large, bras écartés, de l’Ecole Gyokko Ryû;

Hiryû     Dragon volant, dragon de feu   飛竜     hanbo

Hisô       Héroique, tragique         悲壮     yari

Hito       Homme               人

Hiza       Genou  膝

Hodoki Défaire, se dégager       解

Hôken Jû Roppô  (~Hiken JU Roppo)  Les 16 trésors secrets    宝剣十六法

Hon       Livre, principal, premier, graine    本

Hon Jime:     Premier étranglement  本締め

Hontai Nuki Gata             Première forme de dégainé (inverse)   本体抜刀

Hoshu   Saisie    捕手

Hôteki:   Abandonnant   抛擲

Hyaku   Cent, 100            百, Hyaku nin kumite: épreuve des 100 combats dans l’Ecole de Karate au KO, Kyokushin(kai);

Ichi         Un, 1     一

Ichi Geki              Frappe 一撃

Ichi no Kamae   Posture en forme de numéro 1               一の構え

Ichimonji             En forme de numéro un              一文字    : Ichimonji no kamae: posture de l’Ecole Gyokko Ryû.

Ihen      Non usuel, inhabituel, intermédiaire     異変     hanbo

Inazuma: Eclair  >  電   : point kyusho. C’est aussi le nom de la technique de coupe que s’inflige le Samuraï avec le Tanto, couteau purifié, dans le rituel secret du Seppuku (appelé inproprement « Hara », le ventre, « Kiri »: la coupe). La présence d’un ami proche pour trancher la tête à l’aide du katana est  requise, car selon les croyances Shintô et bouddhistes, l’âme de l’officiant est censée « s’échapper » par le haut du corps, si l’on veut obtenir une bonne renaissance.

Ippon(me)  >  Numéro un  >  一本; première fois dans une série.

Itai         Douloureux       痛い

Itami     Douleur               痛み

Itami Jime           Pression par douleur     痛み締め

Jakkin  : point Kyûsho intérieur bras (sous + métal)     金弱

Jigoku   Enfer     地獄

Jian: (chinois) Epée droite dans le Kung-Fu Wu-Shu.

Jin          Esprit, divinité, genre humain   神

Jô Jutsu               Art martial avec Jô          杖術     hanbo

Jô Wan Ori          Plier, casser la partie supérieure du bras             上腕る

Jôdan:    Supérieur, niveau haut 上段 :    biken & Taijutsu.

Jû           Dix, 10  十

Jûji no Ken         Croiser les sabres (waza)             十字の剣

Jûjiro     croisement         十字路

Jûmonji               En forme de numéro dix, -de croix         十文字    ; jumonji no kamae: posture de l’Ecole Gyokko Ryû;

Juppô   10 directions (8 horiz. + 2 vert.) 十方

Juppô Sesshô    Négociation dans les 10 directions          十方折衝

Jûtaijutsu   : ensemble des techniques de projection, pendant du « Dakentaijutsu »; Taijutsu souple 柔体術

Jutsu     Art, technique  術

Jutte*:      « 10 mains », arme de police         十手    *= Saï* à une seule branche.

Ka           Soleil, feu, jour 日

Ka no Kata          Enchaînement du feu   日の型    ; cf. gogyo no kata;

Kaeshi  Inverse, contre 返し

Kage      Ombre, dos, autre côté               陰

Kage  : point Kyûsho sternum (reflet)              影

Kagete Main derrière le dos      陰手

Kagi       Crochet               鈎

Kaiten   Rotation, révolution, tourner    回転   : chute, dans le jujutsu et le ninjutsu.

Kamae  Attitude, posture, style: 構え.

Kamisa: Autel généralement placé dans la salle principale du Dojô, pour honorer les Bouddhas, Bodhisattvas et Kamis. Le Bouddhisme et le Shintoïsme cohabitent souvent au Japon. On retrouve le même type d’autel dans les salles d’entrainement traditionnelles des Boxes chinoises, internes et externes.

Kanpô   (vers la) victoire               勝方     yari

Kappô   Faire la cuisine  割烹     biken

Kasa Sagi             Pie (oiseau)       鵲

Kashira Tête, partie supérieure, pommeau        頭

Kasumi Brouillard, brume            霞          : point kyusho.

Kasumi Uchi       Dans le brouillard            霞打     biken

Kata       Enchaînement, moule, séquence (kata)              型

Kata (chinois)    Un (dans une paire)       片          biken

Kata (corps)       Epaule  肩          biken

Kata Ude             Un bras                片腕     bo

Katamaki             Enroulement (d’épaule)              片巻

Katame                Défense, contrôle          固め

Katana  Sabre    刀          bo

Katate  (à) une main      片手     9

Katate Fûri         Moulinet à une main     片手風               hanbo

Katate Tsuki       Frappe à une main         片手突き          hanbo

Kaze      Vent, air              風          biken

Keichû  Concentration:  point Kyûsho: base du cou &   傾注  biken

Keiko    Pratique, entraînement, étude                稽古

Keikogi Tenue d’entraînement 稽古着

ken        Sabre    剣

ken        Arme    拳

Ken Kudaki         Casser, briser un coup de poing               拳砕き

Keri        coup de pied           蹴り

Keri Gaeshi        Contrer, dévier un coup de pied              蹴返し

Keri Kudaki         Casser, briser un coup de pied  蹴砕き

Keri ni Taishite  Faire face à un coup de pied      蹴に対して

Kesa      Revers de la veste          袈裟     bo

Kesa Giri              Couper en diagonale (au revers)             袈裟切

Kihon    Base, fondation               基本

Kihon Happô     Les enchaînements de base (3+5)          基本八方

Kikaku: Tête (démon + briser)  鬼欠く

Ki Ken Tai No Ichi: Le Corps et l’Esprit ne font qu’un (une Energie: Ki).

Kimon: point  Kyûsho: pectoral (porte)              旗門

Kin         Métal, or             金          biken

Kinshi    A courte distance, proche des yeux       禁止     bo

Kiri         Coupe(r) 切          bo

Kiri Age Couper en remontant   切挙     bo

Kiri no Hito Ha   Couper une « feuille », kunai waza            切の一葉

Kiri Sage              Couper, réduire, raccourcir        切り下げ          bo

Kirigakure           Couper en passant         切隠れ               bo

Kissaki  Pointe du sabre               鋒

Kiten:     Aka shutô, tranchant de la main              手刀

Kobura : Mollet  腓          bo

Kochô   Papillon               胡蝶     bo

Kochô Gaeshi    Le contre du papillon     胡蝶返し          bo

Kodachi               Petit sabre         小太刀

Kôhô     Arrière 後方     8

Koikuchi              « Bouche de carpe » (entrée du fourreau)            鯉口

Kôken   Crochet (kagi)   鈎

Kôki       Chance, opportunité     好機

Kokû     Espace vide        虚空

Komi     Aller, entrer       込む     bo

Kongo vajra (« symbole bouddhiste de vérité »)   金剛  ;  Vajra: instrument rituel bouddhiste utilisé par les moines, en forme oblongue, terminée par des linéaments de métal, qui se rejoignent ou non, selon que le rituel concerne des déités paisibles ou courroucées.

: 3 types de Vajras rituels.

Kongô: signifie le monde (kai) du Diamant ou de l’Esprit, par opposition à Taizô: le monde matériel; le Kongôkai étant symbolisé par la main droite, et le Taizokai, la main gauche. Les 2 mains réunies forment des sceaux secrets, utilisés par les moines lors des rituels du Véhicule du Diamant (Vajrayana: Mikkyo japonais et Dharma tibétain), qui se nomment les « mudras », en sanscrit.

: mudra du Mikkyo.

Koppô  Avoir le truc, connaître les ficelles           骨法

Koppô Jutsu      Techniques de koppô   骨法術

Kosei     Attaquer, agressif, offensif        攻勢     bo

Kôsei     Attaque, offensif, agressif          攻勢; Kosei no kamae: posture de l’Ecole Gyokko Ryû.

Koshi     Hanche 腰

Koshi Ori             Casser la hanche             腰折     hanbo

Kosshi   Pivot, colonne vertébrale, coccyx           骨子

Kosshi Jutsu       Techniques de kosshi    骨子術

Kote      Avant-bras, gantelet (yoroi: armure)      小手

Kote Gaeshi       Torsion d’avant-bras      小手返し          hanbo

Kote Uchi            Frappe sur l’avant-bras 小手打               hanbo

Kotsu    Secret, savoir-faire         骨          biken

Kôyoku Sol, terrain fertile            膏沃

Kû          Vide, espace     空

Kubi Ori               Briser le cou       首          bo

Kubi Suji              Technique cou + artère, talent, logique               首筋     bo

Kubite  Poignet (cou de la main) (aka tekubi)    手首

Kuchi     Bouche 口

Kudaki  Casser, briser    砕き

Kuki Nage           Projeter par le vide        空気投げ          yari

Kumogakure     Disparition          雲隠れ   > bo,…

Kunai    Arme: couteau-instrument en forme de poisson, attaché, le plus souvent à une cordelette, reliée au poignet du pratiquant; autre sens « ne tue pas » 苦無

Kuntao/Kun Tao: (chinois) système de combat importé, d’après la plupart des études historiques, par les commerçants chinois, durant la dynastie Tang, au IXè siècle, désireux d’établir des comptoirs de commerce, dans la région des Philippines, de l’Indonésie et la Malaisie. On pourra le rapprocher du terme « Chuan Fa »* (cf. le terme dans le lexique) ou kempo/kenpo, en japonais.

Kurigata               Pontet pour le sageo sur le fourreau (noix + forme)      栗形

Kurubushi           Cheville, malléole           踝          hanbo

Kuruma               Roue, voiture    車

Kusari Fundo: Chaîne d’environ 69 cm, lestée avec un poids en acier à chaque bout. Utilisée dans la Koryu: Masaki-Ryû. Cf. ‘Manrikigusari’.

Kusari Gama/Kama: Faucille au bout de laquelle est fixée une chaîne lestée avec un poids en acier.

Kyôkotsu            Plexus  胸骨     hanbo ; aussi point kyusho.

Kyû        Niveau, dégré, grade    級

Kyûhô   9 directions        九方     hanbo

Kyûsho:  Point vital, point faible  急所

Layog Dumog: Travail de la lutte philippine dans ‘l’Arnis Koredas Obra Mano’.

Mae      Avant    前

Makura      Support, oreiller     枕

Manga: Planche traditionnelle peinte « inventée » par le célèbre Hokusai (XVIIIè siècle). Ce n’est pas pas comme la plupart des gens le croient, une invention moderne.

Manrikigusari: (‘chaîne aux 10.000 pouvoirs’) Autre nom de la chaîne d’environ 69 cm, lestée avec un poids en acier à chaque bout. Utilisée, entre autres, dans la Koryu: Masaki-Ryû. Cf. ‘Kusari Fundo’.

Mata     Fourche, entrejambe    股

Matsukaze         Vent du pin dans les branches  松風    : point kyûsho;

Mawari Tourner autour, rotation, circonférence              回り

Mawashi             Tourner sur soi, pivoter, centre               回し

Men Uchi            Frappe à la tête               面打     biken

Men Uchi Harai Frappe à la tête balayée              面打払い          biken

Menbu Face, front         面部

Metsubushi, Metsubishi: projectiles divers: poudre aveuglante, petits clous à trois pointes, jetés au sol, pour semer les assaillants, etc.  目潰し

Mizu      Eau        水

Mizu Tori             Oiseau aquatique, poule d’eau 水鳥

Moguri Dori       Saisir par en-dessous    潜捕

Mon et Kamon:

KA signifie « famille avec ses propres arbres généalogiques » et MON« emblème ».

Les Mon, également appelés monshōmondokoro, ou kamon, sont les armoiries des familles japonaises. Le Mon  se réfère à n’importe quel symbole, tandis que leKamon et le Mondokoro se réfèrent spécialement aux armoiries familiales. Ainsi les clans de familles seront reconnaissables par des Kamon alors qu’un seul individu qui aura participé à de grands événements portera un Mon.

Un mon consiste en un symbole souvent encerclé ou de forme arrondie. Les dessins étaient souvent des versions stylisées de thème ou objets japonais, souvent issus de la nature, tels que les bambous, les montagnes, les vagues, les oiseaux etc. Presque tout dans la nature avait une symbolique, superstitieuse ou non. De ce fait, il y avait beaucoup de choses pouvant influer dans le choix du kamon. On trouve également des symboles religieux, des outils, des armes et des caractères chinois.

Les artistes eux-mêmes pouvaient choisir leurs mon, représentant leur art (une geisha pouvait utiliser le symbole de l’éventail). Une femme pouvait également porter son propre mon, n’étant pas obligée d’adopter celui de son époux ou de son père. Elle pouvait alors le transmettre à sa fille.

Les kamon datent du 11° ou 12° siècle, mais les formes les plus basiques sont apparues en premier à la période Nara (710-794), sur les habits et possessions de la cour.

Les tous premiers motifs utilisés au Japon proviendraient d’anciens symboles chinois, apportés par des messagers de la Chine des Tang. Ces motifs furent modifés et employés en décoration d’habits, d’objets et de chariots impériaux. Ce sont les yuusoku mon’yo, motifs de formes géométriques traditionnelles (marumon: mon en cercle ,motif circulaire – hishimon: motif en losange ou en forme de diamant – tasukimon: diagonales croisées – ishidatamimon: en forme de damier – tatewaki: lignes courbes – karakusamon ou karahanamon: motif floral).

Dans les processions impériales de l’époque, de nombreux symboles simples étaient aussi utilisés tels que les Neufs Etoiles, mais on comprend ici que les mon n’avaient aucune valeur militaire et servaient simplement à distinguer les nobles et officiers. Il est vrai que les premiers empereurs japonais offraient des drapeaux de brocart doré aux guerriers qu’ils envoyaient dans le pays pour soumettre les rebelles qui s’opposaient au trône. Mais si ces drapeaux furent les premières apparitions de symboles de distinction, ils ne servaient aucun prétexte militaire.

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Kuyô Mon: Symbole des neuf étoiles. Cet emblème pourrait représenter neuf déités: Dainichi Nyorai, Kannon, Seishi Bosatsu, Kokuzo Bosatsu, Fudo-Myo, Hachiman Daibosatsu, Jizo Bosatsu, Fugen Bosatsu, Monju Bosatsu. Le centre serait la Terre. On trouve des variations de symbole comportant parfois la représentation de la lune.

Les deux symboles impériaux les plus connus sont le kiku-no-go-mon (chrysanthème à 16 pétales) dont l’origine reste obscure, et le kiri-mon (pétales de paulownia). Le chrysanthème fut peut-être utilisé car faisant office de plante médicinale et de talisman contre le mal. Certains pensent que le kiku-mon dérive en fait d’un mon originel représentant le soleil, et dont les rayons se seraient transformés en pétales.

La tradition de choisir ou transmettre son kamon s’est ensuite développée durant la période Heian (794-1192).

A partir du 10° siècle, de féroces combats s’engagent entre certaines familles terriennes pour obtenir la supremacie par la gouvernance du pays. Nous connaissons tous la guerre qui opposa les clans Taira et Minamoto. Ces deux clans portaient à l’origine des drapeaux, respectivement de couleur rouge et de couleur blanche. Mais avec l’expansion des branches familliales, les drapeaux de couleur ne suffisaient plus à reconnaître l’appartenance de chacun. Il fallut donc ajouter des objets, peints sur les bannières. C’est ainsi que naquirent les premières armoiries.

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Le mon du Rindou, ou gentiane, utilisé par le clan Minamoto (ou clan Genji). Durant l’automne, les pétales pourpres de la gentiane se replient vers le bas, ressemblant ainsi à un homme en pleine pensées, c’est pourquoi on appelle aussi la gentiane le « omoigusa' » « l’herbe pensive ».

C’est à partir de la période Kamakura (1185-1333) et avec la prolifération des guerres (comme les invasions Mongoles du 13° siècle) et des clans militaires, que la variété de kamon a augmenté. Les modèles de base furent modifiés pour distinguer les différents clans. Ainsi, on retrouve aujourd’hui de nombreuses variantes dérivées d’un même modèle de base modifié autrefois par le second ou deuxième fils de famille, qui une fois marié créa sa propre famille. Le premier fils conservait les armoiries originales de son père.

Les samouraï pouvaient obtenir un kamon de différentes façons. La plupart du temps, comme nous l’avons vu, le symbole était transmis de génération en génération, mais il arrivait qu’il soit donné en récompense par un daimyo à son vassall. La cour impériale et le shogun autorisaient ce système. La famille honorée arrêtait alors d’arborer l’ancien kamon et adoptait le nouveau.

« …la pratique de l’héraldique a aussi joué le rôle de glorification d’un individu en particulier en assurant que ses réussites personnelles soient facilement reconnues. Le prolongement de ceci a été l’introduction d’un élément héréditaire dans l’héraldique, afin que les descendants du guerrier puissent être associés avec les exploits d’un ancêtre brave. En ce sens, l’héraldique a été à juste titre appelée ‘l’Histoire à portée de main’ « .

Traduction du livre de Stephen Turnbull par Shingen.

Un kamon pouvait enfin être obtenu à la suite d’un mariage ou d’une alliance entre deux familles : les familles importantes possédaient deux kamon, un pour les occasions importantes et un pour un usage quotidien.

Pendant la période Muromachi (1333-1568) les kamon conservèrent un usage très militaire et furent employés sur les champs de bataille, comme moyen d’identification rapide. Ils furent donc placés sur l’armure, sur le kabuto (casque), sur le do (cuirasse), sur les drapeaux, sur les tentes, les coffres, les éventails de guerre et autres armes. Ils obtinrent aussi une signification sociale et politique parfois, lorsqu’empruntés aux ennemis vaincus.

« Pendant de nombreux siècles le Japon fut une société militaire, et 500 ans de guerre civile rendirent la capacité de distinguer en un coup d’oeil les armées alliées d’un contingent ennemi une nécessité prédominante. L’importance placée sur l’identification et l’exposition personnelle fut aussi très importante dans la société guerrière qui estimait la réussite personnelle par dessus toute autre chose – même, en certains cas, au-dessus du besoin de gagner certaines batailles. Même dans les rencontres massives et très organisées du 16° siècle, les prouesses personnelles d’un samuraï étaient toujours hautement estimées, et des performances telles qu’être le premier à se lancer dans la bataille ou à prendre la tête d’un ennemi noble étaient aussi avidemment recherchées que dans les temps anciens.

Dans tous ces exemples honorables, l’utilisation de l’héraldique était d’une aide vitale pour établir la véracité des réclamations des clans samuraï. Durant un siège, la présence du drapeau d’un guerrier sur le mur d’château ennemi prouvait qu’il avait été le premier à se tracer un chemin à l’intérieur ».

Traduction du livre de Stephen Turnbull par Shingen.

Les nombreuses guerres (telle que la guerre d’Onin 1467-1477), le développement des alliances, la création de nouvelles familles par le mariage firent grandirent le besoin pour les guerriers de créer ou de s’appropier un symbole. Certains vassaux empruntaient un motif quelque peu modifié appartenant à leur seigneur. Date Masamune ne fut cependant pas aussi compréhensif envers un de ses serviteurs qui avait arboré un mon trop similaire au sien; il le fit exécuter.

A la période Momoyama (1573 – 1600), les armoiries furent placées sur les kimono des samuraï en différents endroits. Ce sont les mon-tsuki.

Au temps de la période Edo (1600-1868), le port du kamon était largement répandu au Japon. Après l’avènement des Tokugawa en 1603, une période de stabilité politique s’établit et la régularisation des kamon fut faite. Des livres sur l’héraldique furent publiés (inventorisation appelée bukan), et l’étalage des kamon passa de la sphère militaire à la sphère civile, avec des dessins plus ornementaux et élaborés.

A la fin de la période Edo, les restrictions sur le port du kamon furent abolies et l’usage fut répandu aux courtisans, acteurs, marchands et même à la population.

Une codification fut même instaurée, standardisant la taille des mon en fonction de l’appartenance sociale: les mon-tsuki devaient mesurer environ 2 cm sur les kimono féminins et 4 cm sur les kimono masculins. Même les sumo pouvaient arborer un mon, pouvant dépasse 5 cm de large!

Mais cette tradition se perdit quelque peu avec l’extinction de l’âge féodal. Actuellement, les familles portent toujours des kamon mais leur usage et utilité est rare. On emploie surtout des Inkan pour des raisons professionnelles.

Cependant, les kamon peuvent encore se voir sur les devantures de certains magasins et échoppes tenus par des artisans. Beaucoup de restaurants de sushi incorporent des mon à leurs logos ; certains mon peuvent encore se voir sur les tuiles de céramique de certaines maisons anciennes. Les mon apparaissent également sur les emballages de tofu, sake ou senbei, leur donnant un certain air d’élégance et de raffinement. Le mon du paulownia apparaît ainsi sur les pièces de 500 yens.

De nos jours, lors d’occasions importantes, on trouve des mon-tsuki sur les habits suivants :

– Kurotomesode : kimono noir avec des motifs situés en dessous de la taille. Le kurotomesode est le kimono porté aux mariages par les mères des mariés. Un kurotomesode a cinq mon : un sur le dos de chaque manche, un au milieu du dos, et un sur le devant de chaque épaule (le chiffre 5 est sacré et on le retrouve dans de nombreux motifs – par exemple, la fleur de lotus à cinq pétales –  ou dans de nombreux arts martiaux comme l’Aïkidô dans les cinq principes d’immobilisation, ou comme le Karatedô Shotokan avec les cinq kata Heian. Les cinq plis du hakama représentent les cinq qualités qu’une personne doit posséder – Jin, Gi, Reï, Chi, Shin. De plus, le Kojiki, livre écrit vers 712 après J.C et retraçant l’histoire du Japon, fait référence à la théorie des cinq éléments, c’est-à dire les cinq principes qui dirigent la loi universelle du Yin et du Yang – au Japon, les cinq éléments sont la Terre, l’Eau, le Feu, le Vent et le Vide ; en Chine : Métal, Eau, Bois, Feu, Terre).

– Irotomesode : ressemble au kurotomesode, mais en une couleur (non noire). Comme le kurotomesode, les motifs se trouvent seulement en dessous de la taille. Un irotomesode est légèrement moins formel qu’un kurotomesode ; il est porté aux mariages par les femmes mariées de la famille des mariés. Un irotomesode peut avoir trois ou cinq mon.   
Plus il y a de mon, plus l’habit est formel. On pouvait trouver également des monsur le kimono des deux côtés de la poitrine, sur les deux manches et au milieu du dos.

Voici quelques Mon célèbres.

: Kamon et Famille.

« Bibliographie:

The elements of Japanese Design, de John W. Dower.

Samuraï Heraldry, de Stephen Turnbull.

Japanese Immigrant Clothing in Hawaiï 1885-1941, de Barbara F. Kawakami. »

[Source: Excellent site : bushido.over-blog.com/article-7051548.html – Lien vers le « diaporama des Mon ».]

Mu San Disperser (le brouillard)               霧散

Mudra: cf. Kongô.

Mugei Munei: Pas d’art, pas de nom (Ninjutsu).

Munen Musô    Sans regret, sans pensée            無念無想

Musha  Guerrier              武者

Musha Dori        Saisir le guerrier               武者取

Musô    Sans pensée, esprit vide             無想

Mûte    Sans (les) mains               無手

Mutô    Sans arme          無刀

Mutô Dori           Défense à mains nues sans armes          無刀取

Nagamaki           Jô + sabre, sorte de nagamaki   長巻     hanbo

Nagare Fluide, fluidité  流れ

Nagashi               Couler, en souplesse     流し

Nage     Projeter, projection       投げ

Nagi Taoshi        Tondre, couper les pieds             なぎ倒し          yari

Naginata             Hallebarde         薙刀     yari

Naka     Milieu, centre   中          yari

Naka Seigan       Posture horizontale en direction des yeux         中正眼               yari

Nana     Sept, 7  七

Naname              Diagonal(e)        傾

Ni           Deux, 2 二

Nihon   Deux     二本

Nijigen no Sekai               Monde de la 2nde dimension   二次元の世     bo

Nijû       Vingt, 20              二十

Nuki      Eplucher, extraire           抜く     bo

Ô            Grand   大          9

Ô Gyaku              Grande torsion, grand renversement   大逆

Obi         Ceinture              帯          9

Ôkyô     Sutra Bouddhiste            お経     JIN2

Omote Extérieur, devant, dessus, évident         表

Omote Gyaku : point Kyûsho dos de la main  表逆     bo

Oni         Démon, esprit 鬼

Oni Kudaki          Casser (les cornes) du démon   鬼砕    : Taijutsu, hanbo

Ori          Casser, plier       折

Origami                Plier le papier    折紙     hanbo

Osae Komi          Immobiliser, maintenir au sol    抑え込み

Oten     Roue     お天     8

Otonashi             Silence, attendre et voir              音無し               hanbo

Otoshi  Faire tomber au sol, s’évanouir 落し

Oya        « Parent » (de la main), pouce     親

Panantukan: Boxe philippine.

Rakka    Feuille qui tombe            落花

Ransetsu             Tempête de neige          嵐雪

Rei         Salut      礼          9

Renko   Kyûsho du dos (petit + lotus)    蓮子

Renyô   Palanquin impérial (palanquin + en forme de)  輦様

Rohon  Sixième               六本     9

Roku     Six, 6     六

Roku Shaku Bô : à 8 sections: octogonal: spécialité, entre autres, des moines Yamabushi du Shugendô. Bâton de 6 shaku (1.82 m)    六尺棒     biken

Roppô  6 directions        六方

Ryôte    A deux mains    両手

Ryû Sui Iki           Torrent, « dragon d’eau » qui marche      流水行

Ryûge   Kyûsho jambe (fluide + inférieur)           流下     bo

Ryûmon              Kyûsho haut poitrine (porte + dragon) 竜門

Sabaki   Résoudre, décision, jugement  捌

Sage      Retenir avec la main      提げ     bo

Sageo   Corde sur le fourreau du sabre 下緒

Sai          Kyûsho de la cuisse (planter)     栽  , aussi: dans le kobudo d’okinawa: tige de métal à 2 branches.

Sakketsu             Séparer, déchirer, exploser       裂けつ               hanbo

Same    Requin (peau de requin sur la Tsuka)    鮫          bo

San        Trois, 3 三

Sanbon Trois      三本

Sanjigen no Seka             Monde de la 3° dimension          三次元の世     bo

Sankaku Jime    Etranglement en triangle (arrière)          三角締め

Sanpô   Trois principes  三方

Sanshin                Trois esprits, trois ans d’âge       三心

Sanshitan            (frappe à) 3 doigts, 3 extrémités             三始端

Sashi Ai Intervention, obstacle, prohibition         差し合い          biken

Saya      Fourreau             鞘

Sayû      Des deux côtes gauche – droite (en chinois)       左右

Sei On   Voix, son (vocal)              声音

Seigan  En direction des yeux    正眼

Seiza     Posture à genou              正座

Sen        Mille, 1000          千

Sensei  Professeur, maître         先生

Seoi Nage           Projeter par dessus le dos ou l’épaule  背負い投げ     yari

Sesshô:  Négociation       折衝

Settô     Voler, vol, larcin               窃盗

Sha Ha Ashi        Contrôle diagonal avec/par les jambes 斜八足

Shaken Etoile de lancer (roue + arme)  車剣     bo

Shakô   Frappe main ouverte ( main de tigre)    射虎拳

Shaku   Unité de mesure 30.3 cm            尺          hanbo

Shi          Quatre,4             四

Shi Hô Dori         Saisir dans les 4 directions           四方捕

Shi Hô Kiri           Couper dans les 4 directions      四方切               bo

Shichibatsu        Kyûsho côté de la hanche (clouer)          急所

Shihô    4 directions        四方     yari

Shihô Bô Fûri     Moulinet dans les 4 directions  四方棒風          biken

Shihô Waza        Technique dans les 4 directions               四方技               yari

Shikan  Officier (i.e. Samurai)    士官

Shime   Etranglement, pression               締め

Shime Gaeshi    Contre sur étranglement            締め返し

Shinden               Autel     神殿

Shishi    Sept, 7  七

Shishin Un doigt, aiguille, index               指針

Shishin Ken        Frappe en aiguille (1 doigt)         指針拳

Shishitan             (frappe à) 4 doigts, 4 extrémités             四始端

Shitan   Extrémité           始端

Shitô     Bout du doigt    指頭

Shizen:   Naturel ; Shizen Tai: posture naturelle (non pensé), ainsité      自然

Shoshin               Débutant            初心

Shotô    Petit sabre         小刀

Shu        Main     手

Shugendô:

« La doctrine du shugendo, si elle ressemble pour un néophyte à la doctrine du bouddhisme ésotérique, n’en est pas moins fortement éloignée, à cause de ses rites taoïstes et de ses cultes pour les différents avatars (gongen) qui peuplent son panthéon au premier plan, contrairement aux autres écoles du bouddhisme japonais traditionnel. Sa doctrine est « cosmothèiste », tolérante et ouverte à tous les sutras. Tout en reposant sur le principe d’un Bouddha suprême, Dainichi Nyorai qui est chaque partie de l’univers, dont tous les êtres: les Bouddhas primordiaux, Bodhisattvas, dieux, êtres humains, animaux, végétaux, minéraux, esprits et démons sont les manifestations. De là un panthéon considérable comprenant non seulement les bouddhas des premiers ouvrages canoniques, mais aussi celui de l’Inde brahmanique pré-bouddhiste, de l’ésotérisme vajrayana et celle des cultures indigènes animistes, comme le shintoïsme et taoïsme. Chacune de ces divinités reçoit un culte, des prières et offrandes car détentrices d’un pouvoir particulier dans certains domaines. C’est un polythéisme à caractère cosmique pour les yeux des profanes. Certains enseignements bouddhiques véhiculés par des divinités qui peuvent paraître subalternes dans le bouddhisme  du mikkyo et passant donc au second plan, vont dans le shugendô apparaître au premier plan.

C’est ainsi que le culte des cinq Rois de Science dont le personnage central est le « Porteur de Lumière », le Courroucé « Fudô Myô » (Vidyajaya Açalanatha/Açala), est de prime importance dans le Shugendô. Son culte est le plus sollicité au Japon depuis le moine Sôbô, fondateur de L’école du Shugen Tôzan, qui avait étudié l’ésotérisme bouddhique des courants vajrayana du sud et du nord avec le neveu du Maître Kukai, l’Archevêque Shinga.

Le culte des Cinq Rois de Science remonte au bouddhisme tantrique. Ces derniers font partie,  depuis l’Inde, des Porteurs de Lumière (Vidyaraja). L’iconographie les représente avec un aspect terrifiant, presque « démoniaque » pour des occidentaux non avertis ! Mais leur apparence n’est en réalité que pour effrayer les démons en nous, et détruire les passions ainsi que l’ignorance. On en dénombre jusqu’à trentre trois.  Ce chiffre est un chiffre porte-bonheur dans le shugendô. Les plus célèbre forment un groupe de cinq, dont « Fudô Myô » est le chef au centre. A l‘Est trône « Gozanze Yasha Myô », à l’Ouest se trouve « Daitoku Yasha Myô », au Nord est « Gundari Yasha Myô », au Sud « Kongo Yasha Myô ».Dainichi Daishô Fudo Myô est représenté le plus souvent assis sur une dalle en pierre ou debout à l’arrêt, poids du corps sur la jambe arrière, sa peau est d’un bleu foncé couleur de l’espace insondable. Il est enveloppé des flammes de la Sagesse Transcendante. Il brandit, dans sa main droite, le glaive à double tranchant de la Sapience (Riken ou Hôken)  et dans la main gauche, le Kensaku (paça en sanskrit), une corde lestée (sorte de lasso) qui permet de ramener dans le droit chemin les personnes égarées. Ses yeux regardent en haut et en bas, dans les cieux et les enfers… Il porte une natte sur l’épaule gauche. Il  serre les dents en se mordant la lèvre supérieure. Ses sourcils se froncent. Au cours de cérémonies qui lui sont dédiées, on honore aussi ses huit grands serviteurs, mais également les dragons qui sont ses métamorphoses. »

[Extrait du site Shugendô.fr du moine français Sylvain Kûban Guintard].

Shuki     Coude, « bras qui remonte »        手

Shukô   Griffes de main                手甲

Shuriken: Arme de jet (projectile métallique, en forme d’étoile, ou Bo Shuriken: couteau): 手裏剣 ; Senban shuriken: spécialité de l’Ecole Togakure-Ryû: shuriken à 4 branches.

Shutô    Tranchant de la main     手刀   : Shuto ken: frappe du « tranchant » de la main. Attention, le Shuto ken dans le Ninjutsu n’a rien à voir avec le shuto utilisé dans le karate ou le jujutsu.

Sikaran: l’art des coups de pied dans la Boxe philippine.

Sô           Lance    槍          yari

Sokki     Genou, « jambe qui remonte »   足起

Sokki Hentenken            Coup de pied changeant, multiple          足起変転拳

Soku      Jambe, pied       足

Soku Gyaku       Coup de pied frappé     足逆

Soku Hō               Côté (à, de), proche      側方

Soku Yaku           Piston, coup de pied poussé (ressort)   足躍

Soto      Extérieur             外

Soto Tonko no Ka            Techniques de fuite du Togakure (du rat)           鼠逃遁甲の     bo

Sui          Eau, humidité   水

Sui no Kata         Enchaînement de l’eau 水の型               hanbo

Suigetsu              Kyûsho base sternum ( eau + lune)        水月

Suihei Keri          Coup de pied d’arrêt horizontal               水平蹴り

Sukui     Ecoper  抄い

Sukui Age           Remonter en cuillère    抄い挙げ          yari

Sumimasen        Excusez-moi, pardon, merci       済みません

Sune Uchi           Frappe sur le tibia           脛打     biken

Suwari  Assis, stable       座り

Suwari Gata       Techniques au sol           座り型

Suzu      Entrejambe, parties génitales (cloche) 鈴   : point kyûsho;

Tachi     Debout (se tenir)            立ち

Tachi Otoshi       Faire tomber     立ち落し          hanbo

Tai Jime               Pression avec / sur le corps        体締め

Taihen jutsu      Techniques corporelles adaptives           大変術

Taiken  Expérience personnelle (avec le corps)                体験

Take      Bambou              竹

Take Ori               Casser, briser la bambou             竹折     Taijutsu, hanbo.

Taki        Cascade               滝

Tantô    Couteau (- 1 shaku)       短刀

Taoshi   Faire tomber, couper un arbre, défaire, tuer     倒し     yari

Tatami  Tapis d’entraînement    畳

Tate       Bouclier               楯          hanbo

Tate       Vertical 竪

Tate Nuki Gatana            Dégainé de sabre vertical            竪抜刀               bo

Te           Main, bras          手          7

Te Dama Dori    Technique : piéger uke en marchant sur son pied           手騙取               bo

Te Makura          Support avec la main     手枕

Teiken  Technique sabre de l’empereur               帝剣     biken

Ten        Paradis, ciel        天

Tenchi  Axe terre – ciel  天地

Tenchi Kaku       Entre ciel et terre            天地核               yari

Tenchijin             Ciel, terre, homme         天地神

Tengu Dori         Saisir le tengu   天狗取

Tenken Défense(s) naturelle(s)               天嶮

Tentô    Front, « sabre du ciel »    天刀     biken

Tentô Giri           Coupe descendante      天刀切               bo

Tentô Uchi         Frappe descendante     天打     biken

Tobi       sauter, voler, s’envoler 飛び

Tobi Kiri               Couper en sautant         飛び切               yari

Toki       Kyûsho dessus des orteils / pied             時

Toki Uchi             Frappe sur toki 打          biken

Tomoe En forme de virgule       巴

Tomoe Nage     Technique projection par dessus la tête              巴投げ

Tonsô   S’enfuir, fuite    遁走     bo

Tori        Celui qui applique la technique 取り

Torite    Saisir avec la (les)main(s)            取り手

Tsuba    Garde du sabre                鍔          hanbo

Tsuka    Poignée du sabre            柄

Tsuka Kashira    Extrémité de la poignée              柄頭     bo

Tsuke Iri              Technique placer (hanbô) en entrant    付け入               hanbo

Tsuki     Coup de poing, poussée              突き

Tsuki Gake         Faire tomber le tsuki     突き崖               bo

Tsuki Hane         Tsuki sauté, entrant       突き撥ね          biken

Tsuki Komi          Tsuki pénétrant               突き込               bo

Tsuki no Wa       Tsuki en « un » (harmonieux)       突きの我          bo

Tsuru    Grue (oiseau)   鶴          biken

Tsuru no Hito Ash           Technique « la grue à une patte »              鶴の一足          biken

Tsuyu Gasumi   Brouillard matinal (rosée + brouillard)   露霞     biken

Uchi       Dedans, intérieur, entrant          打

Ude Gake           Au milieu du bras            腕懸     hanbo

Ude Ori                Casser, plier le bras        腕折     JIN1

Ugari     Caille des champs (oiseau)         鶉          JIN2

Uke       Celui qui perd   請け

Uke Nagashi      Bloquer avec fluidité     受け流し          hanbo

Ukemi  Roulade, brise-chute, (se) recevoir        受身

Uko       Kyûsho glande salivaire                裏子

Ura        Intérieur, derrière, dessous, caché        裏

 Ura Gohô            Désinformation               裏誤報               biken

Ura Gyaku (Kyûsho)             Point intérieur du poignet          裏          biken

Ura Issoku          Technique « une jambe » (inverse)           裏一足               biken

Usai       Kyûsho intérieur de la cuisse     裏栽     bo

Ushiro  Arrière 後

Ushiro Getsuei: Kyûsho: clair de lune (dos)           後月影               hanbo

Ushiro Inazuma               Kyûsho « éclair » situé dans le dos             後電     hanbo

Uzumaki              Tourbillon, vortex           渦巻     yari

Vajra: cf. kongô.

Waki      Aisselle, sur le côté, flanc            脇

Waki Uchi           Frappe sur le côté (les côtes)    脇打     hanbo

Wakizachi           Petit sabre         脇刀

Waza     Technique          技

Yari        Lance    鎗          yari

Yoko Aruki: marche croisée.

Yoko Ichimonji : de côté            横一文字          yari

Yoko Men Uchi: Frappe de côté à la tête               横面打               biken

Yoko Nagare      Roulade de côté              横流れ

Yoko Nuki Gatan             Dégainé de sabre sur le côté     横抜刀               bo

Yon        quatre, 4             四

Yoroï: armure traditionnelle, formée de plaques, portée sur le champ de bataille, ainsi que d’apparat.

Yûgasumi            Kyûsho sous l’oreille « brouillard du soir »              夕霞     biken

Yûgen no Sekai: Monde de l’élégante simplicité, du non manifesté         幽玄の世界     bo

Yume    Rêve     夢

Zango Nagi         Technique « envoyer dans la tombe »     塹壕薙               yari

Zen Wan Ori      Plier, casser l’avant-bras              前腕折               bo

Zenpô   Avant    前方

Zu           Tête      頭

Zu Dori Saisir la tête       頭取: kyusho.

Source: Extrait du « Vocabulaire du Ten Chi Jin » du Bujinkan, Dai Shihan Arnaud Cousergue, siteweb: bujinkan-france.com + ajout personnels de l’auteur, issus de l’histoire et de la pratique + wikipédia: articles: bakufu; Ninjutsu de Habersetzer Sensei; Ninpô de Shihan Zoughari; et le site : kalifd.unblog.fr.

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