Le passage du Kenjutsu au Iai-dô

Les origines du Iai-Dô: le Kenjutsu

Dans l’ancien Japon, des Samouraï de talent inventèrent une technique de sabre visant à s’adapter instantanément à toutes les situations combatives.

A travers l’entrainement, le guerrier cherchait à maitriser le maniement du Katana. Il cherchait notamment à pouvoir dégainer rapidement et couper dans le prolongement de la sortie du sabre, pour gagner un temps infime mais vital sur l’adversaire.

Kenjutsu des Koryu

Il cultivait l’économie du geste et la mobilité corporelle, ainsi que la puissance et la précision de la coupe. Il accroissait sa disponibilité au combat en variant rythme et dynamique. De son adresse dépendait sa survie, mais aussi sa renommée. Il innovait en tactique, s’élevait en stratégie.

Muso attack

Même en temps de paix, le Samouraï recherchait à développer le Bujutsu (Arts martiaux) et le Hyoho (Stratégie).

Les Samouraï ont participé sur les champs de bataille à des centaines d’années de guerre, mais ils étaient aussi conscients des limites du combat individuel. De ce constat est né le Bushido. Le Bushido intègre d’anciennes techniques de survie qui étaient destinées à combattre et à tuer ses adversaires. Cependant à la période Heian beaucoup de Bushi se sont convertis au Bouddhisme, qui leurs enseignait la compassion envers leurs ennemis. C’est pour cette raison que de nombreux Budos imposent à leurs élèves de rechercher et de suivre la voie (Do).

samourai animé23

Les Bushi, pratiquaient 18 arts de combat (Bugei juhappan) dont les principaux :

        • Iaijutsu

        • Kenjutsu

        • Sojutsu

        • Bojutsu

        • Naginatajutsu

        • Shurikenjutsu

        • Juttejutsu

Etudier et travailler un Koryu perpétue la philosophie et les techniques des ancêtres.

Selon Confucius, « Un guerrier bien préparé pour le combat a presque assurément gagner. »

Le Bujutsu embrasse une double philosophie : celle d’être efficace en temps de guerre, mais aussi celle d’être utile en temps de paix pour développer le caractère et l’esprit.

 

samourai animé17

Les Samouraï, Bushi et Ronins avaient chacun leurs codes de conduite. Maîtres en arts martiaux, ils devaient être capables de voir sereinement l’essence de toutes choses. Cette lutte pour la beauté de la vie et de la mort, était au centre des arts martiaux traditionnels.

L’HISTOIRE DU IAIDO

La tradition veut que la première formalisation du Iaido soit due à un certain Hayashizaki Shinsuke Shigenobu né vers 1542 à Shinzaki en Dewa [ndla: sujets à caution: différencier kenjutsu et iai-do].

Hayashizaki aurait créé le premier style de Iaido appelé Hayashizaki-ryu, (Aussi connu sous le nom de Shinmeimuso-ryu ou Jushin-ryu). Il aurait enseigné jusqu’à l’âge avancé de 70 ans.

L’un des disciples de Shinsuke, Tamiya Heibee Shigemasa aurait ensuite fondé le Tamiya-ryu, style qui eu la faveur des Shogun puisque l’un des descendants de Shigemasa, Narimasa enseigna le Iaido à Tokugawa Ieyasu.

Plus tard, à la 7ème génération des Tamiya, Hasegawa Chikarasuke Hidenobu développa le Hasegawa Eishin-ryu.

: NAKAYAMA HAKUDO Senseï, 2éme génération de grands maitres du YUSHINKAN DOJO, 2éme génération de grands maitres du KANTO HA SHINDO MUNEN RYU KENJUTSU, Créateur de MUSO SHINDEN RYU IAIDO ET DU NAKAYAMA NO JO, SAN DU NO HANSHI: en KENDO – IAIDO – JODO.

Vers 1688, à la 9ème génération, Omori Rokkottai Morimasa créa son propre style appelé Omori-ryu à partir du Eishin-ryu et de Kata de l’école de Kenjutsu de Shinkage-ryu en y ajoutant le Seiza de l’étiquette de Ogasahara-ryu.

Ces diverses écoles ou styles (Ryu, Ryuha) sont regroupés sous le nom d’écoles anciennes ou Koryu.

Après avoir failli disparaître après la révolution Meiji en 1868 avec l’interdiction du port du sabre (1876), le Iaido s’est développé de nouveau grâce à l’un des derniers grands enseignants de Iaido de l’époque Meiji, Nakayama Hakudo qui après avoir étudié le Eishin-ryu, créa le Musoshinden-ryu en 1933.

Il y a peu d’arts martiaux dans l’histoire qui ont été en mesure d’influencer toute une génération de politiciens, militaires, policiers, éducateurs et de civils.

Qui sont les élèves (Si ce n’est que pour une journée) qui ont parlé dans le détail, de leurs expériences avec NAKAYAMA HAKUDO Senseï, près de soixante-dix ans après sa mort.

NAKAYAMA HAKUDO Senseï a été le premier San-Du-no-Hanshi dans l’histoire. Le « Sabreur divin  » Nakayama Hakudo.

Nakayama Hakudo est probablement le maitre de sabre le plus influent de l’histoire moderne.

OKADA MORIHIRO Senseï

: OKADA MORIHIRO Senseï, Hanshi 8ème dan Iaido, nshi 8ème dan Kendo, yoshi 7ème dan Jodo.

Le Iaido est aujourd’hui largement pratiqué au Japon et dans le monde.

Cet étonnant succès pour un art martial pouvant paraître somme toute très ésotérique est dû à une raison principale :

– La prise de conscience par les anciens maîtres de l’époque Meiji que le Iaido disparaîtrait si les écoles jusque là très fermées ne s’ouvraient pas au public.

OGURA NOBORU Senseï

: OGURA NOBORU Senseï, Hanshi 8ème dan, ZNKR (Zen-Nihon-Kendo-Renmei ou All-Japan-Kendo-Federation).

Cependant de nombreux Budo modernes se sont transformés en sport, où l’on ne recherche que les résultats visibles, en jetant, en frappant ou en projetant son adversaire, il en résulte une technique médiocre, on ne peut d’ailleurs même pas parler de technique. Cette pratique limitée ne correspond pas à la formation d’un être au caractère noble et intègre qui est l’un des objectifs du Budo.

Malgré la volonté des fondateurs du Kendo moderne (Vers 1952), le Kendo s’est dénaturé en sport. Notamment à cause de la modification des Kata traditionnels et le rejet de certaines positions fondamentales.

Ils est donc nécessaire de réétudier les Kata que nous ont laissé les anciens.

PRESENTATION DU IAIDO

Le terme Iaïdo est composé de 3 Kanji signifiant approximativement :

I : Vivre, Exister

Aï : L’harmonie, l’union

Dô : La Voie

Iaïdo peut donc se traduire par la voie de la vie en harmonie, ou exister en union avec la voie.

Le Iaido (Souvent aussi appelé Iai) regroupe un ensemble de techniques d’escrime au sabre long Japonais (Katana) qui consistent à dégainer et couper dans le même mouvement. Et cela de préférence avec un véritable Katana, dont le tranchant sans égal, interdit toute reprise.

La première attaque n’est jamais létale, elle permet de gêner la perception de l’adversaire, en lui portant des Atemi au visage, au plexus et aux mains, ou en le coupant superficiellement au niveau des yeux, de la poitrine.

Les techniques consistent en attaques, parades et contre attaques comprenant des coupes létales.

La lame est ensuite « essorée » du sang qui la macule et rengainée.

Les origines du Iaido remontent au Moyen-Age japonais à la période des guerres (Sengoku-jidai entre le 14éme et le 17éme siècle).

La sécurité était précaire et le guerrier (Samourai ou Bushi) portait en permanence le Katana passé dans la ceinture le tranchant tourné vers le haut.

Les Bushi avaient remarqué que lors d’attaques imprévues (Au détour d’un carrefour, à l’intérieur d’un bâtiment), c’est la rapidité avec laquelle on dégainait et on enchaînait une contre-attaque qui permettait d’acquérir un avantage fondamental dans le combat.

C’est de cette observation qu’est né le Iaido.

NAKAYAMA HAKUDO Senseï dans son dojo

: NAKAYAMA HAKUDO Senseï dans son dojo.

La pratique de cet art martial exige un esprit discipliné, une concentration extrême et de l’habileté. Chaque mouvement, tels que les mouvements de vos bras, de vos jambes et de votre corps, doivent correspondre aux mouvements offensifs de votre adversaire et il est très important que le pratiquant suive et applique complètement et soigneusement, les règles de la discipline.

Le secret du Iaido, « ‘Un esprit calme ». Le cœur serein, vous mettez votre main sur la Tsuka de votre sabre et en une fraction de seconde votre main sort le sabre pour réaliser une coupe, puis vous retrouvez votre esprit calme.

L’esprit serein doit être cultivé à tout moment. Il est dit que le sabre est comme l’esprit. Si le sabre est en position verticale, l’esprit est à la verticale, mais si l’esprit n’est pas honnête, le sabre ne peut jamais être utilisé correctement.

Même si vous vous consacrer à sa pratique avec tout votre cœur et toute votre âme, il vous sera très difficile de maîtriser complètement le Iaido. Cependant, il vous sera possible, à travers la pratique, d’évoluer d’étape en d’étape vers le but ultime.

Dans les temps reculés, le Iai était aussi apellé « Saya no uchi » (Litt : sabre au fourreau) qui signifiait que le combat pouvait être gagné sans sortir son sabre.

Le Iaido dont le but ultime n’est jamais l’agressivité, est une véritable école de formation morale et physique, qui recherche la perfection humaine au travers de la pratique. Dans le Iaido, la formation de l’esprit a plus d’importance encore que la formation technique. La finalité du Iaido n’est donc pas de contrôler ou de couper un ennemi, mais plutôt de maitriser son propre EGO.

LES TECHNIQUES DE BASES DU IAIDO

KUSAMA JUNICHI Senseï

: KUSAMA JUNICHI Senseï, Hanshi 8ème dan, ZNKR, (Zen-Nihon-Kendo-Renmei ou All-Japan-Kendo-Federation)

L’essentiel de la pratique du Iaido consiste en l’apprentissage et l’exécution de Kata, séquences de mouvements précis, s’exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario, en recherchant la perfection dans le geste. Un Kata exécuté correctement est dépourvu de gestes superflu, clair, fluide, sans la moindre confusion. Cette remarquable sobriété donne à l’art son esthétique. Les Kata sont des combats réglés qui paraissent très éloignés d’une réalité imprévisible, voir aléatoire.

Il existe dans la langue Japonaise 2 idéogrammes qui veulent dirent « Kata », qui malgré leur même prononciation, ont un sens différent :

– Le premier peut se traduire par « Moule » ou « Cadre », c’est à dire la forme dans laquelle il faut se fondre, mais c’est une signification plutôt statique.

– Le deuxième idéogramme exprime plutôt une idée de mouvement, de principe. C’est aujourd’hui, celui qui prévaut et qui est employé dans la plupart des Koryu.

Certaines écoles proposent des séries de Kata à deux.

Ces formes constituent autant de supports à l’enseignement et permettent la transmission de l’ensemble des techniques d’une école. Les Kata ont donc une valeur technique, tactique et éducative.

Les Kata se composent à la base des quatres mêmes étapes :

Dégainé et première coupe (Nukitsuke ou Nukiuchi)

– Coupe principale (Kiri oroshi) – Nettoyage de la lame (*Chiburui ou Chiburi, qui est sujet à controverse quant à sa prononciation et à sa fonction réelle)

– Rangement de la lame dans le fourreau (Noto) De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains Kata.

Les Kata démarrent soit debout (Tachi iai), soit à genoux au sol (Seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (Tate hiza).

Chiburui

* Chiburui ou Chiburi ? La prononciation classique originale est Chiburui. Le terme « Chiburui », signifie littéralement « Se débarasser (Secouer) du sang » et l’image présentée est celle de jeter le sang d’un ennemi vaincu de la lame en effectuant un mouvement sec et rapide, avant de rengainer. Mais se débarasser du sang de cette manière est en fait impossible. « Chiburi » est une prononciation moderne de « Chiburui » dont la prononciation originale se retrouve dans un dictionnaire de japonais. Aujourd’hui, beaucoup de personnes disent Chiburi et dans Iaido, les deux prononciations, sont acceptées, mais c’est bien « Chiburui » qui est le terme précis et que « Chiburi » est en fait une lecture erronée (Le mot « Chiburi » qui apparaît dans le dictionnaire, désigne en fait une méthode de préparation du poisson).

La fonction du « Chiburui »

La plupart des débutants apprenant le Iaido, apprennent que le mouvement du Chiburui vise, après la coupe, à jeter le sang de la pointe du sabre. Cependant, lors d’une coupe avec un Katana, très peu de sang adhère à la lame. Même si toutes les écoles ne pratiquent pas ce que nous appelons aujourd’hui par le terme « Chiburui », toutes semblent mettre l’accent sur le Zanshin avant le rengainage, qui dans de nombreuses écoles se manifeste par le nettoyage simulé ou réel de la lame et sert aussi de purification rituelle. Néanmoins, mettre l’accent sur le Zanshin et l’esprit grâce à l’exécution du « Chiburui » en fait un outil utile pour le développement.

Les Ryuha de Kenjutsu et de Iaijutsu, utilisaient également le « Chinugui » (Action d’essuyer le sang sur la lame d’un sabre avec un chiffon, un papier, les doigts, ou avec son Hakama ou sur l’Hakama de son adversaire, technique issue des champs de batailles). Bien que des Ryuha ne semblent pas avoir de « Chiburui », dans leurs Kata, elles possèdent un « Chinugui », qui est effectivement caché dans le noto lui-même.

Le travail des Kata

Le travail de forme assure les conditions de vitesse. Et une posture visuellement statique, si elle est « Vivante » peut-être l’expression maximale de la mobilité. Il faut pour comprendre ce paradoxe oublier la vision dualiste cartésienne dominant en Occident. Sinon il est difficile de comprendre le langage des Koryu où il faut apprendre à voir ce qui est « Invisible » et apprendre à écouter ce qui est « Inaudible ».

Il n’y a rien d’ésotérique ou de mystique, il s’agit de capacités qui s’acquièrent par la pratique des Kata pour enregistrer le principe du mouvement et développer sa capacité à voir. Cette capacité peut se comparer aux différentes manières de lire un texte : le déchiffrer, le réciter, le comprendre littéralement ou lire entre les lignes.Cette vision particulière des Kata permet de conserver toute leur richesse et d’assurer leur rôle pédagogique. Ce rôle est double.

 PRATIQUE DU IAIDO

Le Iaido se pratique dans une tenue que l’on appelle Keikogi ou vêtement d’entraînement composé d’une veste et d’un pantalon ample appelé Hakama, le plus souvent de couleur noire ou blanche (Le choix de la couleur dépends parfois des écoles).

Une ceinture large (Obi) est serrée à la taille sous le Hakama, dans laquelle le pratiquant passe le sabre.

L’étude à lieu dans une salle avec un plancher, appelée Dojo .

Pour les démonstrations (Enbu), les pratiquants revêtent la tenue traditionnelle plus formelle appelée Montsuki-Hakama qui rappelle la tenue des Bushi en ville. Comme son nom l’indique la veste est décorée des blasons (5 Mon) de famille.

ROBERT RODRIGUEZ SENSEI

ROBERT RODRIGUEZ SENSEI, CHUMOKUROKU(Cinquième degré) et SHIBU (Responsable pour l’Europe) de l’école SUIŌ RYŪ IAI KENPŌ, 7éme Dan KYOSHI Iaido Z.N.K.R, 6éme Dan RENSHI Jodo Z.N.K.R. 

D’un point de vue physique le Iaido ne requiert aucune qualité particulière et peut être pratiqué par les femmes et les enfants/ados, cependant nous n’acceptons les enfants/ados qu’à partir de 13 ans.

L’espace nécessaire reste réduit et le matériel (Du moins tant que l’on en reste au sabre en bois : Bokken) peu onéreux.

Le Iaido, comme de nombreux arts martiaux Japonais, possède aussi une approche morale et/ou philosophique qui peut être abordée par ceux qui le souhaitent.

LA VOIE DU SABRE ET SA PHILOSOPHIE

Notre esprit occidental a une très grande difficulté à concevoir comment l’idée du sabre, qui symbolise précisément une arme de mort, peut être liée à une idée de sagesse et plus encore à la notion de Voie ou « Do », « Michi« .

Pourtant, certainement plus que les sagesses traditionnelles auxquelles nous sommes accoutumés, plus que l’idée de la contemplation, du travail sur soi, de renoncement au monde, de renoncement aux choses de la vie et plus l’idée ascétique qu’elle suppose, « La voie du Sabre », dans sa définition ultime, inclut en elle même toutes les démarches les plus essentielles de la sagesse et, d’une certaine manière, porte leur expression jusqu’à l’absolu.

Evidemment, nous ne sommes pas au Japon et nous n’avons plus les conditions requises et même il nous est extrêmement difficile de concevoir ce que pouvait être la définition et l’application de « La voie du Sabre » au Japon.

Le Iaïdo peut se traduire par la voie de la vie en harmonie, ou exister en union avec la voie.

La tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours dans les Koryu (Ecoles anciennes), nous donnent une idée approchante, une représentation de ce que pouvait signifier cette Voie. Savoir développer les vertus du courage et de la maîtrise de soi dont l’objectif est de tendre vers l’homme complet.

L’apprentissage du Iaido est très difficile et non immédiat. Comme le Budo, le Iaido est une histoire de passion, de volonté et de sérénité, c’est l’expérience d’une vie. Beaucoup de pratiquants abandonnent leur quête en cours de route, car le chemin est long, pénible et les illusions nombreuses. Soyez durs avec vous-mêmes et tolérants avec les autres.

Lorsqu’un art martial devient un « Michi » , une voie, Bu-shi-do devient Bu-do.

Le souhait de perpétuer la tradition et d’encourager une pratique spirituelle inestimable et en accord avec l’esprit du Budo.

La recherche intérieure

La notion de combat contre l’autre que cherche à imposer la société actuelle est plus porteuse que l’idée de recherche personnelle et intérieure. Dans le monde du combat en Occident, on trouve généralement la notion de gagner ou de perdre, ce qui provoque haine et orgueil, engendrant une guerre perpétuelle, alors que dans la signification du Bujutsu, il s’agit d’adopter l’attitude de ne pas être vaincu. A l’ére Tokugawa (17éme siècle), cette attitude fit règner la paix pendant 300 ans.

Il est difficile de comprendre la vraie voie uniquement par la pratique du Iaido ou du sabre. Il faut connaitre les plus petites et les plus grandes choses, les plus superficielles (Connaitre tous les aspects de la vie) et les plus profondes comme s’il y avait une ligne droite tracée sur le sol. Cette route droite est une référence au « Michi » Japonais, c’est à dire à la voie dont l’idéal imprègne toutes les actions du Budo. Il faut constamment chercher à approfondir la technique du sabre en apprenant à se connaitre soi-même.

Pour celles et ceux qui persévérent dans cette voie, le Iaido est une discipline qui rend les gens vrais. Le Budo Japonais, c’est la vie, c’est naturel. Après de nombreuses années de pratique, l’on découvre toujours et l’on avance toujours dans sa recherche. On ouvre des portes sans arrêt, on prend conscience de la vraie valeur des choses. La vérité, on la trouve immédiatement dans le Iaido. On ne peut pas tricher. Dès qu’on commence à sortir le sabre, on se découvre. C’est l’histoire d’une vie.

Dans cet esprit, des amateurs de sagesse pratiquent le Zen, dans l’art du Iaïdo. En effet, la méthode et le but se confondent, car l’entrainement n’a pa d’autre objet que son vécu : « En acceptant ses limites, on devient sans limites », enseignait Dogen Zenji.

Le Mokuso est une courte méditation pratiquée en Iaido avant de commencer un entrainement, dont le but est précisément de mettre le mental en condition de parfait apaisement et de réceptivité (En mettant de côté, les soucis de la journée) par la sensation d’ « Etre, ici et maintenant », concept très similaire au concept Zen de « Mushin » (Vide mental absolu). Il se pratique en Seiza (Au sol), les yeux fermés, le sabre posé à la droite. Le Mokuso s’effectue avec le Dhyani Mudra ou Mudra de l’élimination de l’illusion. Les deux pouces représentent l’Ame universelle qui se joignent pour faire circuler l’énergie spirituelle. La main gauche posée dans la main droite, paumes vers le ciel, les pouces ne se touchent pas (Symbolisant la dualité, In / Yo et la recherche du Satori) ou comme sur la photo, se touchent à partir du moment où l’on a atteint le Satori (État mental Zen, illumination). Les mains ont la forme d’une coupole vide qui incite à méditer sur le vide. Ce Mudra est souvent associé au Bouddha. Le dos de la main droite repose sur la paume gauche, les bouts des pouces se touchent légèrement. La main droite, reposant sur le dessus, symbolise l’état d’éveil, la gauche, se reposant dessous, le monde de l’apparence.  

MOKUSO

: MOKUSO EN POSITION DE DHYANI MUDRA.

Il n’y a donc pas d’objectif à gagner, où à être le meilleur ?

En Iaido, il ne devrait pas y avoir de compétition. Il devrait y avoir seulement des rencontres, dans lesquelles on démystifierait le problème de la compétition. La compétition fait reculer l’être humain et le détourne de l’esprit du Budo.

En occident, toutes les disciplines fonctionnent pourtant sur ce principe. Il faut alors bien être conscient qu’il s’agit de sport et non plus de Budo Japonais. On enlève ainsi, toute l’essence de ces disciplines, au profit de quelque chose d’immédiat. Dans notre société actuelle, une activité comme le Iaido qui correspond à l’esprit du Budo peut permettre d’aider les gens. Le Budo amène une discipline et une mentalité très importantes dans la vie. Les disciplines martiales traditionnelles portent en elles une valeur inestimable pour l’être humain. Elles régissaient la vie des Samouraï, ce temps est révolu, mais il reste une essence qui doit perdurer.

Voici les 7 autres codes moraux qu’il faut essayer d’appliquer dans la pratique et dans la vie quotidienne :

      1. La fidélité

      2. La sincérité

      3. Le courage

      4. La modestie et l’humilité

      5. La droiture

      6. Le respect

      7. Le contrôle de soi

L’ETIQUETTE

L’étiquette ne doit pas être là pour respecter une habitude ancienne et protocolaire, mais pour établir dans le présent, une attitude de respect et d’humilité. L’intérêt de l’étiquette, lorsque celle-ci est comprise et pleinement vécue, est d’instaurer de justes relations humaines, un processus d’intégration et un moyen de prendre conscience que le Dojo est un lieu sacré.

Plus que dans tous les autres arts martiaux, l’étiquette (Reigi) joue un rôle très important dans le Iaido où elle est particulièrement élaborée, tatillonne et ponctuée d’un grand nombre de marques de respect (Au sabre, au Dojo, etc.).

Le sabre avait pour les Bushi un pouvoir redoutable.

C’est une arme extrêmement dangereuse qui peut tuer et à laquelle le Bushi confiait sa vie.

Il n’est donc pas surprenant que son emploi et son maniement soit entourés de marques de respect.

Ces marques de respect sont en partie inhérentes à la culture traditionnelle Japonaise. Elles viennent aussi du sabre lui-même. Son utilisation au combat peut amener au dernier échelon de la sauvagerie.

OGURA NOBORU Senseï4

: OGURA NOBORU Senseï, Hanshi 8ème dan, ZNKR.


L’étiquette est un moyen de revenir à l’humanité.

C’est sans doute pour cette raison que les entraînements dans les arts martiaux Japonais et notamment dans le Iaido commencent et se terminent par des saluts.

Enfin le tranchant redoutable du Katana fait qu’il est aisé de se blesser en le manipulant. L’étiquette est alors un moyen d’appliquer de façon automatique un certain nombre de consignes de sécurité.

sensei ni, rei

: SENSEÏ NI, REI.

LES GRADES ET LES TITRES

Autrefois les Koryu délivraient aux élèves un certificat de capacité « Menkyo ».

MENKYO KAIDEN

: MENKYO KAIDEN.

Aujourd’hui deux systèmes coexistent.

– D’une part, un système de grades divisés en Kyu (Du sixième au premier) puis en Dan (Du Shodan au 8ème Dan) qui valorise la connaissance technique des pratiquants :

Au cours d’un passage grade, les pratiquants en respectant l’étiquette, présentent des Kata du Seitei-Iai et/ou Koryu, dont certains sont imposés, devant un Jury composé d’experts.

Les Kyu du 6ème au 1er : Rokyu, Gokyu, Yonkyu, Sankyu, Nikkyu, Ikkyu.

Les Dan du 1er au 8ème :

  1. Shodan

  2. Nidan

  3. Sandan

  4. Yondan

  5. Godan

  6. Rokudan

  7. Nanadan

  8. Hachidan.

– D’autre part, les titres qui valorisent les qualités techniques, humaines et pédagogiques :

Il existe trois titres qui sont dans l’ordre croissant :

RENSHI

KYOSHI

HANSHI.

LE SABRE DE IAIDO

Une très grande partie de l’intérêt du IAIDO réside dans l’utilisation d’un Sabre (Katana) authentique.

KATANA & UENO Senseï

: KATANA & UENO Senseï, Hanshi 8ème dan, ZNKR.

Toutefois il s’agit d’une arme coûteuse (Certaines lames anciennes sont davantage considérées comme des oeuvres d’art que comme des armes) et les débutants jusqu’à un stade assez avancé de leur pratique peuvent utiliser un sabre factice ( Iaito ou Mogi-to ).

Ceci leur permet en outre de s’entraîner sans danger ni pour eux ni pour les autres pratiquants.

12 KATA DU SEITEI IAIDO – ZNKR

PAR OGURA NOBURU SENSEI 8éme dan Hanshi

AU SOL

EN SEIZA NO BU (En Seiza):

1 – MAE

2 – USHIRO

3 – UKE NAGASHI.

EN TATE HIZA NO BU (En Tate hiza):

4 – TSUKA ATE.

DEBOUT

EN TACHI NO BU :

5 – KESA GIRI

6 – MOROTE TSUKI

7 – SANPO GIRI

8 – GANMEN ATE

9 – SOETE TSUKI

10 – SHI HO GIRI

11 – SOO GIRI

12 – NUKI UCHI

Dans un souci d’unification et afin de permettre à tous les pratiquants d’avoir une base commune, les experts de la Fédération Japonaise de Kendo (Zen-Nippon-Kendo-Renmei, ZNKR ) ont développé une nouvelle école le Seitei-Iai qui comporte aujourd’hui 12 Kata inspirés de Kata de divers Koryu.

Le pratiquant de Iaido doit travailler le Seitei-Iai (Base commune) et un Koryu (Ecole au choix).

L’étude des Kata du Seitei-Iai est indispensable, au même titre que ceux des Koryu, pour les passages de grades.

 

Le In – Yo (Yin et Yang)

L’énergie divine se différencie en 2 polarités afin d’accomplir son oeuvre créatrice, du fait que nulle part dans l’univers nous ne trouvons l’expression d’une force unique. Le « Ki » a donc un aspect positif et un aspect négatif .

 
In & Yo

Le In – Yo

 

Dans les écoles de sabre, la garde haute (Le Yo dans le Yo), s’opposait à la garde basse (Le In dans le In) ou à la garde intermédiaire (Entre In et Yo). Vaincre en ayant recours au In ou au Yo : lorsque l’adversaire fait preuve du In il faut le vaincre par le Yo, lorsque l’adversaire fait preuve du Yo il faut le vaincre par le In.

On peut constater l’importance que ce concept assume dans la voie du Budo dont le dessein est justement l’équilibre des oppositions qui empêchent la conscience humaine de se fondre dans la conscience du soi.

 

LES GARDES : KAMAE

Chacune des différentes gardes (Kamae) ont leurs origines et leurs applications dans le sabre ancestrale, et elles nous aident à maintenir les liens entre la pratique moderne et les origines. Elles nous rattachent aux racines du sabre.

Les principales gardes (Kamae & Kamaeru*):

CHUDAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde « Moyenne »:

Chudan no Kamae

Il s’agit de la plus élémentaire et fondamentale garde (Kamae)

  • Cette garde constitue une garde défensive en raison de la menace que fait peser  la pointe du sabre dirigée vers la gorge de l’adversaire, tout en observant un Sanshin.Dans cette position, il est relativement facile de maîtriser la distance, le Ma-ai.

  • Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée la Garde de l’eau (Mizu-no-kamae), probablement grâce à sa souplesse et à ses capacités d’adaptation (L’attaque et la défense s’enchaînent harmonieusement). Chudan No kamae sert à produire à la fois une attaque forte et une défense impénétrable.

JODAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde « Haute »:

Jodan no Kamae
  • La garde haute Jodan-no-kamae dont il existe 2 versions: la garde haute à gauche (Hidari-jodan) et la garde haute à droite (Migi-jodan), selon que le pied en avant est le pied gauche ou le pied droit. Les mains sont largement tendues au dessus de la tête, la main gauche en avant et le Sabre légèrement décalé de l’axe du corps. Le but est alors d’avoir une attitude suffisamment menaçante derrière avec la pointe , mais aussi devant avec la tsuka-kashira et un puissant sanshin, pour ne pas susciter de réaction d’attaque de l’adversaire et d’engager aussitôt une action si il devenait menaçant.   Il existe une autre variante, moins connue, Age to, où l’on tient le sabre à une seule main, l’autre poser sur le obi pour stabiliser le corps.

  • Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée, la Garde du feu (Hi-no-kamae) par comparaison avec les flammes qui s’élèvent (Le Sabre en position haute ) mais aussi parce qu’il est difficile d’approcher le feu de près sans se brûler (attaque instantanée) et que le pratiquant doit être aussi  menaçant que des flammes ou la Garde du Ciel / Paradis ( Ten-no-kamae) une garde offensive à la fois spirituellement et physiquement. Lors de l’utilisation de Jodan, il faut tenter de neutraliser les attaques de l’adversaire, ainsi que son esprit.

  • L’efficacité de Jodan No Kamae dépend davantage de l’aspects spirituel que du physique, d’où Jodan No Kamae est considéré comme un « Kokoro no kamae » une garde du cœur, un état d’esprit ou une attitude.  

GEDAN NO KAMAE , autrement dit la position en garde « Basse »:

Gedan no Kamae
  • La garde basse, Gedan-no-kamae, la pointe du sabre se dirige vers le sol et vers l’un des genoux de l’adversaire . Avec un sabre réel elle fait peser sur I’adversaire la menace d’une attaque par en bas (Type Kesagiri) extrêmement difficile voire impossible à parer. Si cette garde ressemble à une posture défensive, il s’agit en fait d’une posture d’attaque capable de dévier le sabre d’un adversaire et créer des opportunités. Elle permet également de dissimuler l’intention de l’utilisateur.

  • La menace doit passer totalement dans I’attitude générale, notament dans le Metsuke (Regard). Dans les textes anciens cette garde est souvent appelée Garde de la terre (Tsuchi-no-kamae).

HASSO NO KAMAE:

Hasso no Kamae
  • La garde Hasso-no-kamae, connue aussi sous le nom de Garde du bois. En Hasso le pratiquant porte la garde de son sabre à la hauteur de sa bouche sur le coté droit, sabre légèrement incliné sur la droite, pied gauche en avant.

  • Cette garde présente l’avantage de fausser entièrement le Ma-ai (La distance), car il n’y a pour l’adversaire aucun repère pour la mesurer.
  • Lorsque l’on exécute Hasso no kamae, nous devons rester simples et forts comme « Un arbre », à même de respecter son adversaire « D’en haut ». Hasso est considéré comme une variante de Jodan no kamae et, par conséquent, est une garde offensive.

WAKI NO KAMAE:

Waki no Kamae
  • La garde Waki-no-kamae connue aussi sous le nom de Garde du métal ou Garde de l’or, ce qui indique une sorte de « Valeur cachée ». Une variante de Gedan no kamae. permet de cacher le sabre  derrière soi pour empêcher l’adversaire d’apprécier sa distance de sécurité. C’est donc une garde qui cherche à tromper l’adversaire sur le Ma-ai. La menace ne peut donc s’exprimer que par l’attitude et le Metsuke (Regard).    

NITO NO KAMAE:

Nito no Kamae

La garde Nito-no-kamae connue aussi sous le nom de Garde à 2 sabres, Pour la pratique à 2 sabres (Nito) le combattant tient un sabre dans une main et un Wakisashi dans l’autre. Il existe de nombreuses variantes de cette garde selon que le sabre ou le Wakisashi est tenu de la main gauche ou de la main droite et selon la position des sabres (Au-dessus de la tête ou non) et celle des pieds.

LES KORYU

Même si l’histoire officielle du Iaido tourne autour du Muso-shinden-ryu il existe encore de nos jours un très grand nombre de Koryu.

La plupart ne rassemblent que quelques dizaines de pratiquants alors que les plus connus rassemblent à eux seuls la quasi-totalité des pratiquants et présentent un certain degré d’organisation (Stages enseignants, manuels, etc.).

QUELQUES KORYU

SUIŌ RYŪ IAI KENPŌ

ENSHIN RYU

MUSO SHINDEN RYU

KATORI SHINTO RYU

TAMIYA RYU.

https://youtu.be/dqzeq8HuYGQ

: KATSUSE YOSHIMITSU KAGEHIRO, 15ème SOKE DE L’ ÉCOLE « SUIŌ RYŪ IAI KENPŌ« , 12ème SOKE DE L’ ÉCOLE MASAKI RYU FUKUHARA-HA.

Tsumaki sensei

: TSUMAKI SEIRIN MONTONOBU, SOKE, 14ème Héritier, TAMIYA RYU IAIJUTSU.

La plupart des Koryu comptent des dizaines de Kata regroupés généralement en trois familles de difficulté croissante :

Le Shoden : débutants

Le Chuden : pratiquants confirmés

L’Okuden : experts

Il ne faut toutefois pas se méprendre sur la notion de difficulté.

MUSO JIKIDEN EISHIN RYU

: MUSO JIKIDEN EISHIN RYU : KATA – OROSHI

En effet les Kata en eux mêmes ne sont généralement pas beaucoup plus compliqués, mais c’est leur réalisation qui est plus exigeante (Qualité des enchaînements, du réalisme, etc.).

Autrefois la forme la plus avancée Okuden n’était d’ailleurs enseignée qu’aux meilleurs étudiants.

ZNKR Seitei Iaido:

Au XXe siècle, le Zen Nihon Kendo Renmei créa un ensemble de katas iaido, connu sous le nom de seitei gata (formes standard). Le but était probablement d’encourager les pratiquants de Kendo à expérimenter le maniement d’une véritable épée. On peut se demander si cela a été efficace, ou si le kendo a influencé le seitei gata dans une plus grande mesure que l’inverse, est discutable. Tous les kendoka ne pratiquent pas l’Iaido, et beaucoup d’iaidoka ne pratiquent pas le Kendo. Le Zen Nihon Kendo Renmei a également créé le Kendo no kata, un ensemble de formes partenaires utilisant des épées en bois, qui sont nécessaires pour la promotion du Kendo (bien que cela soit également discutable dans la pratique).

Les ZNKR seitei kata sont pratiqués de façon à ce que Iaidoka puisse obtenir des grades reconnus par ZNKR. Ils rendent également la concurrence possible. Encore une fois, cela est discutable, car les praticiens expérimentés ne sont pas seulement autorisés, mais aussi tenus d’inclure les katas non-seitei (« koryu ») dans les tests de classement ou les matchs. Le « standard » seitei gata change aussi un peu chaque année (bien que certains puissent prétendre que les changements ne sont pas vraiment des changements).

Beaucoup de pratiquants d’Iaido, en particulier ceux qui ne sont pas impliqués dans le Kendo, préfèrent s’affilier avec un vrai ryu et obtenir des diplômes de ryu plutôt que de traiter avec le seitei gata. Malheureusement, les occasions de le faire sont rares. Le ryu le plus pratiqué en Belgique est le ryu Muso Shinden, fondé au XXe siècle et dont la succession actuelle est incertaine, voire inexistante. Muso Jikiden Eishin ryu et Tamiya ryu par exemple ont au moins un directeur, mais il faut aller au Japon pour s’entraîner avec eux. Les seitei gata ont l’avantage de former une introduction décente au iaido qui peut être apprise de n’importe quel professeur de iaido, presque n’importe où, avec peu de variation.

Les illustrations sont issues d’une démonstration de Miyata Tadayuki sensei, Iaido 8-dan Kyoshi, Kendo 7-dan Kyoshi, lors des 8èmes Championnats d’Europe Iaido – Novembre 2001 à Bruxelles. Les explications sont une transcription des paroles de Kishimoto sensei telles que traduites lors de cet événement. Naturellement, on peut en dire beaucoup plus sur ces formes.

Miyata Tadayuki sensei

: Miyata Tadayuki sensei, Iaido 8è dan Kyoshi, Kendo 7è dan Kyoshi.

  • Opening rei, number 1 – 4

  • Number 5 – 8

  • Number 9-12, closing rei:

: Ogura Noboru Senseï 8e Dan.

Source: Site: kampaibudokai.org, consulté le 14.02.2018, & http://www.la-pierre-et-le-sabre-iaido18.fr/iaido.htm, consulté  le  16/02/2019.

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