Le Karaté

Le Karaté et Me Gishin Funakoshi:

Le karaté (空手道, karate-dō) est un art martial japonais.

: Yoko Tobi Geri ( coup de pied sauté latéral).

Cependant, comme l’a si justement expliqué Me Henri Plée, le terme « Karate » possède plusieurs lectures, dont les 2 suivantes:

  • « la main vide »;

  • et la lecture en contraction « Katé » ou « Cathay » (signifiant la Chine, en Asie centrale et en Europe), qui rappelle son origine.

Les Japonais souvent nationalistes, ont préféré la 1ère lecture, bien que l’origine sinisante n’ait pas échappée à certains.

L’origine de la forme japonaise est okinawaïenne (l’île principale de l’archipel des Ryūkyū, au Sud-Ouest du Japon), qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au Sud de l’île de Kyūshū.

Le karaté est une discipline martiale dont les techniques visent à attaquer (atemi (当て身) ou à se défendre (uke (受け) au moyen des différentes parties du corps : doigts (nukite), mains ouvertes (shuto) et fermées (tsuki), avant-bras (uke), pieds (geri), coudes (enpi), genoux (ex: hiza geri), etc.

Des nuances de contenus techniques et philosophiques sont relativement marquées en fonction du style (shōrin-ryū, shōtōkan, shōtōkai, wadō-ryū, shitō-ryū, gojū-ryū…).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l’enseignement comporte trois domaines d’étude complémentaires:

le kihon (基本):

Le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement, et/ou, la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.

: l’ouvrage de référence de Gichin Funakoshi, fondateur du karaté-dô moderne, dont l’oeuvre sera poursuivie par son fils Hidetaka.

les kata ( ou ):

Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l’acquisition d’automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes.

Voici une vidéo où Kanazawa Sensei exécute un kata supérieur difficile, où l’on sent bien l’influence des techniques du Todé d’Okinawa, et par conséquent, des techniques chinoises:

: Pour le plaisir, un hommage au grand karatéka et athlète, Mickaël Millon, triple champion du monde de kata, parti trop tôt.

On retrouve ce terme dans pratiquement tous les arts martiaux japonais. Il s’agit là d’un terme générique, recouvrant une séquence de mouvements.

Le kata dépasse l’aspect purement technique, en permettant au pratiquant, après de nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection, et l’atteinte d’un mouvement naturel (on pourrait dire la danse des combattants).

: voici l’excellent ouvrage pédagogique, de référence, français de Me Roland Habersetzer, qui permet de poursuivre l’étude des katas, seul, en groupe, et pour les passage de grades (sachant qu’un passage de grade est constitué de 2 phases: le kata, et le kumité ou combat, aux fins de validation auprès de la FFKAMA, Fédération française de Karaté et Arts martiaux affinataires). Pour information, Mr Habersetzer a exercé toute sa carrière comme professeur d’histoire, ce qui explique sa façon naturelle et pédagogique d’expliquer la discipline dans un livre, ce qui est d’ailleurs, un exercice très difficile, où bien des professeurs d’arts martiaux se sont essayés, et n’ont pas rencontré le succès, mis à part, bien sûr les Maîtres véritables (à chacun d’en juger).

le kumite (組手):

Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement, cela signifie « grouper les mains », c’est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul (voir randori). Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d’attaques précis (« ippon kumite » pour une attaque, « nihon kumite » pour deux attaques, sanbon kumite pour trois attaques, …), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Mais d’autres domaines d’étude font partie de l’apprentissage. Le placement et la maîtrise de la respiration sont essentiels à la compréhension des techniques de karaté. En outre, certains maîtres pratiquent la méditation Zen.

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